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Burundi : Vers la mise en place de la OPPSM

La plateforme des intervenants en psychosociaux et santé mentale en collaboration avec des partenaires de pays a initié un projet de mise en place de l’ordre des psychologues professionnels du Burundi. Cet organe a pour but de protéger le public et l’amélioration de la qualité  de la profession des psychologues. 

Ce samedi 20 août 2020, la plateforme des psychologues du Burundi a tenu une assemblée générale des psychologues, la troisième session à l’hôtel King‘s Conférence Center. 

Anick Kikokeza, présidente de la plateforme, a fait savoir que l’objectif de cet ordre est de promouvoir la profession des psychologues professionnels au Burundi afin que la population burundaise nécessiteuse puisse facilement accéder à des services de qualité en la matière. Le rôle du psychologue dans la société burundaise est multisectoriel et indispensable. 

Dans le milieu éducatif, pour compléter l’enseignant afin que l’enfant avec des difficultés scolaires soit accompagné et aidé pour s’adapter au programme lui destiné. C’est également  nécessaire pour trouver des  matières de formation adaptées aux différents niveaux d’âges mais également d’orienter  les formations académiques. On sait que la plupart de nos contenus académiques proviennent d’ailleurs dans les pays développés, mais si le psychologue de terrain est suffisamment outillé, il est capable d’inspirer l’enseignant à l’université afin que le programme académique burundais réponde aux besoins réels de la population burundaise.

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« Le psychologue est indispensable dans le milieu pénitentiaire. L’emprisonnement reste un choc, que ce soit pour les coupables ou les innocents. Les victimes ou les personnes détenues sont rejetées ou discriminées. La réalité est difficile à accepter. Le psychologue intervient pour que la personne soit préparée à intégrer le milieu dans lequel elle va vivre pendant un certain moment ou de la préparer également à la sortie pour qu’elle puisse réintégrer facilement sa communauté, qu’elle soit acceptée par son entourage, mais aussi en défaillance de l’aide à corriger son comportement  manifeste », dit Léandre Simbananiye, spécialiste en psychologie clinique et sociale et président de l’initiative de l’ordre  des psychologues  du Burundi.

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Le principal problème est lié à la méconnaissance, notamment dans le domaine de la santé mentale. Certains gens confondent le psychologue d’une personne qui s’occupe des personnes qui ont des maladies mentales.

Selon lui, le psychologue ne s’occupe pas uniquement des personnes qui ont des troubles mentaux, et ajoute que le  psychologue peut s’occuper de tous les problèmes notamment la gestion des conflits. Une maladie mentale est une maladie comme les autres. Une maladie mentale peut être guérie. Les personnes qui ont des troubles reçoivent des  traitements psychothérapeutiques.                 

Des défis ne manquent pas 

Bonaventure Nikoyandoye indique que le psychologue est un professionnel de la psychologie, spécialisé dans un courant scientifique spécifié. Il est également un professionnel au fonctionnement psychique du comportement animal.

Selon lui, des défis à relever sont nombreux à savoir : absence de régulation de la profession, absence de base de données, faible suivi des professionnels du domaine, méconnaissance des services  psychosociaux par le public, manque de collaboration des services de prise en charge, absence de politique en matière de prise en charge psychosocial, faible  appréciation du secteur par le gouvernement. Tous sont des  défis qui hantent la plateforme des psychologues du Burundi. Il est espéré qu’une fois l’ordre aura vu son agrément, ces problèmes seront résolus. Il ajoute que le processus d’agrément est en cours. « Tous les documents nécessaires pour notre agrément sont transmis aux instances habilitées », martèle M. Bonaventure.

Pacifique GAHAMA.

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