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Lac Tanganyika-Burundi : Du Chaos à l’attraction touristique

Après plus d’une décennie de catastrophes environnementales causées presque chaque année par une montée d’eaux du lac Tanganyika, le gouvernement du Burundi se dote d’un plan intégré d’aménagement du littoral du lac. La phase est aux sensibilisations des investisseurs nationaux et étrangers sur une meilleure gestion de la baie du Lac Tanganyika.

Dans son atelier du jeudi 18 Août, le ministère de l’environnement a décrit l’état des lieux du littoral, les zones à protéger et les zones potentielles d’attirer des investissements afin de promouvoir le tourisme au Burundi. C’est dans le cadre d’une opération de sensibilisation des  investisseurs présents sur les opportunités que présente le Lac Tanganyika, et la nécessité de restaurer son littoral. 

Au travers du plan de gestion intégré des ressources en eau, approuvé par le parlement en Avril 2021, les autorités de l’environnement au Burundi ont mis en lumière de nouveaux modèles susceptibles de rendre le lac Tanganyika plus attrayant. Le plan servira également de document d’alignement pour les investisseurs afin qu’ils ne puissent investir en vain.

Déo Guide Rurema, ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et l’Elevage a indiqué que toutes les activités qui s’organisent sur le littoral du Lac devront dorénavant se baser sur ce document. Il a également tenu à rappeler que les parcelles se trouvant sur le littoral ne pouvaient ni être vendues ni être achetées car elles appartiennent à l’Etat.

Lire : Burundi: la protection du lac Tanganyika, une responsabilité de tout un chacun

Les grandes lignes que comprend le plan proposé sont entre autres : l’aménagement moderne de toutes les embouchures du Lac Tanganyika et de tous les bassins versants, la conservation et la variation des zones de frais, une agriculture adaptée au littoral, la conservation et la variation des zones de frais et la structuration des sentiers aux alentours des zones de protection.

Le document insiste également sur la nécessité d’introduire la culture du cacao, l’aquaculture en cage, le tourisme de luxe, de plage et communautaire. Sources de devises et de profit, ces éléments permettront également la création d’emploi et attireront les potentiels investisseurs.

Lors des échanges, les intervenants ont salué cette initiative de l’Etat. Le représentant de l’Hôtel Zion Beach, un des établissements se trouvant sur le littoral, s’est dit satisfait de ces échanges. Il appelé le gouvernement à soutenir le Zion Beach dans ses projets futurs de grande envergure.

Fini la montée des eaux du lac ?

A la question posée par la représentante du Nonara Beach Hotel, de savoir quelles étaient les garanties de l’Etat afin d’éviter la catastrophe de la montée des eaux qui en a laissé sur la paille plus d’un, le ministère a affirmé que la montée des eaux du lac à été en grande partie causée par les changements climatiques. Il a souligné que le plan d’aménagement à été conçu comme une aide dans la prévention de ces catastrophes qui touchent ceux qui exercent leurs activités sur les rives du lac Tanganyika.

Le gouvernement a besoin de plus de deux milliards USD pour la mise en œuvre de son plan.

Entre les propositions du plan d’aménagement du littoral du lac et sa situation actuelle, un fossé subsiste. Pour les plus pessimistes, cela s’avère même irréalisable. Mais un sage n’a-t-il pas dit qu’à celui qui ose rien est impossible ? Avec une bonne volonté, l’Etat avec ses partenaires peut se donner les moyens d’y arriver.

Ludovic Nkongoro

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