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EDUCATION

RDC : « prime de gratuité », les enseignants réclament 5 mois d’arriérés

Regroupés au sein de la SYECO (Syndicat des Enseignants du Congo), les enseignants des écoles primaires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu exigent du gouvernement congolais le paiement sans délai de cinq mois d’arriérés de la prime dite de « gratuité ». De cela, certaines écoles de ces deux provinces de l’est de pays n’ont pas ouvert leurs portes ce lundi.

Les enseignants des écoles primaires de toutes les provinces éducationnelles du Sud-Kivu n’ont pas repris le chemin de l’école ce lundi 9 janvier 2023, comme prévu sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Ces  derniers boycottent la reprise des cours après les vacances de Nouvel an. Ils exigent le paiement de leur prime de gratuité de 5 mois équivalant à 100 000 francs congolais par enseignant, soit 20 000 francs congolais par mois.

D’après leur communiqué du 7 janvier 2022, les enseignants ont constaté  avec regret le manque de volonté, le mensonge dans le chef de certaines autorités congolaises.

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À quand reprendront les cours ?

En attendant l’effectivité d’autres actions contenues dans l’accord de Mbwela, dont l’exécution sera mise en application avec le budget 2023, les enseignants du primaire du Sud-Kivu ne reprendront le chemin de l’école qu’après paiement de leur prime bloquée au ministère de finances, précise ce communiqué.

Vénus des différents territoires et de la province du Sud-Kivu et de la ville de Bukavu, ces enseignants ont opté à l’unanimité de rester à la maison à partir du 9 janvier jusqu’à ce que le gouvernement congolais honore ses engagements.

Roger Matabaro, secrétaire provincial du SYECO, estime qu’il est temps de siffler la récréation. Pour lui, il n’est pas acceptable que les enseignants continuent à vivre dans des conditions difficiles alors que le pays manque de moyens. Il estime que l’État congolais ne cesse de montrer ses limites vis-à-vis de la situation des enseignants.”

L’Etat a montré ses limites puisque ce n’est pas la première fois que le gouvernement trompe les enseignants avec des promesses non réalisables. On avait déjà signé avec le gouvernement Congolais l’augmentation de 20 000 Francs congolais sur le réajustement de prime de gratuité de l’enseignement mais en vain. Alors les enseignants décident de mettre fin aux enseignements jusqu’à ce que l’Etat paye les 100 000 francs congolais pour les cinq mois déjà passés.”, a-t-il déclaré.

Il est à noter que les écoles primaires étatiques n’ont pas fonctionné et tous les élèves étaient contre de regagner leurs maisons par manque d’encadrement.

Au Nord-Kivu les enseignants attendent l’issue du sit-in de l’intersyndical des syndicats de l’enseignement primaire secondaire et technique projeté pour ce mardi 10 janvier à Kinshasa, devant les bureaux du Ministère des Finances.

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Augustin Sadiki et Joséphine Mungumbi

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