Préparation de l'article…
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
Malgré quelques avancées institutionnelles, la mise en œuvre des engagements reste largement en deçà des attentes, avec un taux d'exécution estimé à 18,6 %.

Treize mois après le lancement du Processus de paix de Doha, piloté par l’État du Qatar pour tenter de résoudre la crise opposant le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à l’AFC/M23, le bilan est préoccupant. Selon un rapport d’évaluation préparé par le Baromètre des Accords de Paix en Afrique, dont la publication est prévue pour le 14 septembre 2026, la mise en œuvre des principaux engagements du processus reste largement insuffisante.
Le rapport indique que le taux global de mise en œuvre est estimé à seulement 18,6 %, correspondant à 65 points sur un total de 350. Présenté comme le premier document détaillé sur ce processus, il souligne que malgré l’établissement d’importants fondements institutionnels et diplomatiques depuis juillet 2025, leur traduction en résultats concrets est limitée et inégale.
L’évaluation se concentre sur trois instruments majeurs : le Mécanisme de libération des détenus du 14 septembre 2025, le Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu du 14 octobre 2025, et l’Accord-cadre de Doha pour un accord de paix global du 15 novembre 2025. Le Mécanisme de libération des détenus a enregistré un score cumulé de mise en œuvre de seulement 25 %, soit 17,5 points sur 70. En tenant compte des 477 détenus identifiés par les parties, le taux d’exécution n’est que de 3,1 %, avec seulement 15 détenus libérés.
De son côté, le Mécanisme de supervision et vérification du cessez-le-feu a obtenu un score alarmant de 17,3 %, soit 22,5 points sur 130. La pleine opérationnalisation de l’EJVM+ a été retardée par des difficultés telles que la désignation des représentants et l’identification des sites de vérification. Ainsi, une mission prévue à Masisi n’a pu être réalisée en raison de ressources financières insuffisantes.
La situation sécuritaire dans l'Est de la RDC demeure critique. Les affrontements entre les Forces armées congolaises (FARDC) et l'AFC/M23 se poursuivent, exacerbés par le soutien présumé du Rwanda à la rébellion. Les hostilités entravent non seulement les efforts diplomatiques mais aggravent également les conditions humanitaires dans la région.
Le rapport mentionne plusieurs défis majeurs entravant la mise en œuvre des engagements : la méfiance persistante entre Kinshasa et l’AFC/M23, la lenteur des négociations concernant les protocoles encore en suspens et une coordination insuffisante entre les différents processus de paix.
Cependant, malgré ce bilan mitigé, certaines avancées notables ont été réalisées. L’adoption d’instruments juridiques tels que la Déclaration de principes de Doha et le Mécanisme d’opérationnalisation EJVM+ témoigne d’un engagement minimal vers une résolution pacifique. La relance diplomatique à travers les consultations tenues à Montreux en avril et août 2026 est également à souligner.
En outre, la libération et le transfert des premiers détenus constituent une avancée importante pour renforcer la confiance entre les parties. Néanmoins, ces progrès restent limités face aux enjeux colossaux qui demeurent sur le terrain.
Lors d’une retraite d’évaluation tenue en août dernier entre les représentants congolais et ceux de l’AFC/M23 en Suisse, une feuille route pour poursuivre les négociations a été adoptée. Cette initiative pourrait offrir une nouvelle dynamique dans un contexte où les accusations mutuelles continuent d’alimenter les tensions.
L'absence d'un consensus durable entre Kinshasa et l'AFC/M23 met en lumière l'urgence d'une implication plus forte des acteurs internationaux pour favoriser un dialogue constructif. Les voix s'élèvent au niveau national comme international pour appeler à une résolution rapide afin d’éviter une détérioration supplémentaire des conditions sécuritaires et humanitaires dans cette région déjà fragilisée.
Notre sélection des informations essentielles. Du lundi au vendredi.
En vous inscrivant, vous acceptez notre politique de confidentialité.



