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Catastrophe ONU

Changement climatique : l’ère est à la pratique des résolutions

Reconnaissant les effets négatifs de la pollution sur la santé des êtres vivants, plus de 100 jeunes  se sont engagés dans la lutte pour la protection de l’environnement. Cela après une session de sensibilisation organisée par African Rebirth Burundi sur le changement climatique, assimilée au modèle des Nations unies (MUN).

Ce vendredi 24 février, l’organisation African Rebirth Burundi a lancé officiellement son programme « Aux soirées de MUN », avec une thématique ensemble pour la lutte contre le changement climatique. Une question à laquelle Henry Bayaga, représentant légal d’African Rebirth Burundi, interpelle l’implication de tout un chacun en confirmant que c’est une menace immédiate. Il ajoute que le changement climatique risque de produire à la longue des effets néfastes sévères et irréversibles.

Alertant sur les catastrophes futures liées au changement climatique, Henry Bayaga plaide pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre. Il promet de continuer avec les sensibilisations, organiser des réunions assimilées à la conférence mondiale sur le changement climatique (COP). Et faire des découvertes sur les terrains afin d’expliquer à la population et aux décideurs les bienfaits de la protection de l’environnement.

« Notre santé n’est pas négociable »

Réunis autour d’une table, plus de 10 jeunes leaders, assimilés aux ambassadeurs de pays aux MUN, se demandent sur l’efficacité des solutions proposées par différents délégués lors des conférences mondiales sur le changement climatique (COP). Selon eux, il faut des actions pratiques.

À la même occasion, ils émettent des recommandations à l’égard de décideurs afin de solliciter leur engagement. Pour ces jeunes participants, adopter des politiques de réutilisation et recyclage des plastiques tout en évitant leur rejet dans les espaces publics, serait une bonne chose. En outre, renforcer la résistance des systèmes de santé  aux risques climatiques. Et donner la priorité aux mesures de lutte contre le changement climatique qui ont les plus grandes retombées sur les plans sanitaire, social et économique.

De leur part, ils se sont engagés à leur niveau d’organiser chaque fois une campagne de ramassage des plastiques  pas seulement en mairie de Bujumbura, mais  aussi  en provinces.

C’était en effet une occasion pour plus de 100 jeunes présents dans la salle lors du lancement du programme « Aux soirées de MUN » de prendre à leur tour cet engagement.

Il est temps d’agir, à en croire l’ambassadeur Albert Mbonerane, ancien ministre burundais de l’environnement, qui encourage les participants aux actions plus pratiques. Selon lui, il y a déjà trop de résolutions qui sont dans les tiroirs et qui n’ont aucun effet sur l’environnement.

Le changement climatique est responsable d’au moins 150 000 décès par an, chiffre qui devrait doubler d’ici 2030, selon le rapport de l’organisation mondiale de la santé (OMS 2022) sur l’impact du changement climatique sur la santé.

Freddy Bin Sengi
Lire :   Afrique : le réchauffement climatique, un cauchemar pour le continent

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