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La guerre en Ukraine et la concurrence accrue poussent les grands moulins d'Afrique de l'Ouest à réévaluer leurs stratégies, avec des implications majeures pour la production de farine dans la région.

La guerre en Ukraine a des répercussions inattendues sur le secteur de la meunerie en Afrique de l'Ouest. Les grands moulins, notamment ceux situés à Dakar et Abidjan, sont confrontés à une hausse des prix du blé, un enjeu crucial pour la production de farine. Selon un rapport de RFI, ces moulins doivent adapter leurs stratégies pour maintenir leur viabilité économique.
« Il y a des périodes où on peut acheter du blé pas très cher et maintenir un prix de farine cohérent pour qu'on ait une marge de production », explique Mohamed Koné, directeur technique d'un grand moulin d'Abidjan. Cette stratégie vise à assurer un approvisionnement stable en farine tout en faisant face aux fluctuations du marché international.
Les grands moulins d'Afrique de l'Ouest, qui jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire régionale, sont souvent critiqués pour leurs importations massives de farine. Pourtant, ils se défendent en soulignant que cette approche est nécessaire pour répondre à une demande croissante. En effet, les pays comme la Côte d'Ivoire et le Sénégal importent près de 60% de leur consommation totale de blé.
Le groupe guinéen Sonoco se lance également dans cette dynamique en construisant un nouveau grand moulin en Sierra Leone. Ce projet témoigne d'une volonté d'améliorer l'autosuffisance alimentaire dans la région. Cependant, il reste encore loin du compte : « On est très loin du niveau souhaitable », reconnaît Koné.
La situation actuelle met en lumière les défis persistants auxquels font face les pays d'Afrique de l'Ouest. Malgré une croissance économique notable ces dernières années, comme l'indique un précédent reportage du JOURNAL.AFRICA sur la croissance insolente des pays de l'UEMOA, le secteur agroalimentaire demeure fragile et dépendant des importations.
Les grandes meuneries doivent donc naviguer dans un environnement complexe, où les coûts des matières premières fluctuent et où la concurrence internationale se renforce. L'avenir de ces entreprises pourrait dépendre de leur capacité à innover et à s'adapter aux nouvelles réalités du marché.
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