LE JOURNAL.AFRICA
CULTURE

La Rumba congolaise : pourquoi n’est-elle pas inscrite dans le patrimoine de l’UNESCO ?

La Rumba

Le genre musical originaire du royaume du Congo, la rumba n’est pas encore inscrite parmi les patrimoines de l’UNESCO. Un écrivain Brazza-congolais dénonce le manque d’engagement des  pays qui constituaient ce royaume.  Selon lui, Ils traînent les pieds pour se mettre d’accord afin que cette musique soit inscrite dans les patrimoines immatériels de l’UNESCO. 

L’histoire de la rumba congolaise est complexe.  Mis à part à la RD Congo, il a trouvé une voix au chapitre dans le concert culturel au Congo Brazzaville, en Angola et au-delà de l’océan Atlantique(Cuba) depuis les années 40. Dans son ouvrage intitulé « l’histoire de la rumba cubano-congolaise », Clément Ossinonde précise que les trois ministres des affaires culturelles du royaume du Congo devraient s’asseoir ensemble pour obtenir gain de cause pour cette question. 

Pour les congolais, la rumba est une culture qui symbolise le royaume du Congo. Elle a accompagné beaucoup de choses  dans le pays dans le domaine social et lutte contre l’injustice, dit le chanteur Bumba Massa. 

A lire : Kusikiti, un passionné du slamusique

Comment la Rumba congolaise s’inscrit-elle dans la lutte contre l’injuste?

« La rumba congolaise est une musique engagée qui défend les idéaux de l’évolution dans le sens  de combattre les méfaits de la société et même la politique. La référence dans cette lutte, est la chanson de Bakou, un musicien engagé qui prend position concernant la vie des masses populaires », indique l’écrivain Clément dans une interview sur TV5 monde. 

En ce qui concerne l’avenir de la Rumba congolaise, les efforts sont véritablement réduits. Très peu de musiciens congolais pratiquent la vraie Rumba et nous pouvons citer Koffi Olomide et les bantus.

L’origine du mot rumba, vient d’une déformation de l’appellation du mot Nkumba par les espagnols qui ont envahi le royaume du Congo au 16ès et au 18ès. C’est une danse du nombril (le centre de tout le corps) c’est-à-dire des frottements entre deux nombrils. Ce sont des étrangers provenant du Cuba qui ont fait venir cette musique dans les années 1940 sur le continent africain, explique l’écrivain Claude Ernest Ndalla, dit Graille. C’est aussi à Cuba  en 2016 qu’on inscrit sa Rumba dans la série du patrimoine de l’UNESCO.

A lire aussi : Le point sur l’évolution de l’inscription de la Rumba sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité

Blandon Uwamahoro

Articles similaires

Cinéma: «le mariage de Vérida» ou le dur destin des filles gavées en Mauritanie

RFI AFRIQUE

Burundi : Les artisans déplorent un manque criant de marchés d’écoulement

LE JOURNAL.AFRICA

«Dieu Gou, le retour d’une statue» ou comment sortir d’un débat de spécialistes?

RFI AFRIQUE
%d blogueurs aiment cette page :