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La députée nationale Isabelle Kalenga a exigé des explications du gouvernement congolais concernant les massacres récents survenus à Bukama, dans la province du Haut-Lomami.

Isabelle Yumba Kalenga Mushimbi, députée nationale en République Démocratique du Congo (RDC), a exprimé son indignation ce mercredi lors d'une session à l'Assemblée nationale. Elle a dénoncé l'« indifférence » du gouvernement face aux tragiques événements qui ont frappé le territoire de Bukama, où plusieurs massacres ont été rapportés.
Les violences à Bukama ne sont pas un phénomène isolé. Selon des informations rapportées par Radio Okapi, ces événements tragiques s'inscrivent dans un contexte plus large d'insécurité qui touche diverses régions de la RDC. La députée Kalenga a précisé que ces actes de violence ne sont pas seulement limités à son territoire, mais touchent également d'autres zones comme Kamoto, Mitwaba et Lubudi.
« La population est laissée pour compte. Les autorités locales semblent dépassées par la situation et ne peuvent garantir la sécurité des citoyens », a déclaré Isabelle Kalenga. Elle a également critiqué le manque d'action tangible de la part des forces armées congolaises (FARDC) pour protéger les habitants de Bukama.
Les récentes escalades de violence à Bukama ont fait au moins huit morts lors de combats entre les FARDC et des miliciens Bakata Katanga, selon une dépêche de Radio Okapi datée du 12 janvier 2026. Ces incidents soulignent l'urgence d'une réponse gouvernementale face à une situation qui devient de plus en plus préoccupante.
Dans ce climat d'insécurité, la députée Kalenga appelle également à une intervention rapide du gouvernement provincial et national pour venir en aide aux blessés, soulignant un besoin urgent d'infrastructures médicales adéquates pour traiter les victimes des conflits.
L'insécurité dans l'est du pays continue de causer des pertes humaines considérables, avec plus de 300 morts et un million de déplacés entre janvier et mai 2019, selon des députés nationaux élus de la province de l'Ituri. Ce constat alarmant souligne l'ampleur d'une crise humanitaire persistante qui nécessite une attention immédiate.
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