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Du 1er au 31 juillet 2026, la République démocratique du Congo (RDC) a exercé la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies, marquant un tournant dans sa diplomatie internationale.

En juillet 2026, la République démocratique du Congo (RDC) a franchi une étape significative de sa diplomatie en assumant la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies. Membre non permanent de cet organe crucial pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale, la RDC a mis à profit cette responsabilité pour promouvoir des priorités liées à la paix et au développement durable dans un contexte mondial marqué par des crises humanitaires et des violations du droit international.
Élue avec 183 voix sur 187 lors de son mandat qui s'étend de 2026 à 2027, la RDC avait déjà occupé ce poste par le passé, en 1982-1983 et 1990-1991. Cette nouvelle accession est perçue comme une reconnaissance diplomatique de son rôle croissant sur la scène internationale, surtout face aux défis sécuritaires auxquels elle fait face, notamment dans sa partie orientale, où les conflits armés sont souvent attribués à des ingérences extérieures, notamment rwandaises.
Durant ce mois de présidence, les autorités congolaises ont affiché leur ambition d'aborder les causes profondes des conflits. La devise du mandat congolais, « Plus de paix, plus de justice, plus de développement, plus de multilatéralisme », souligne cette volonté d'aller au-delà des simples résolutions. Les axes majeurs incluent la gouvernance responsable des ressources naturelles, la protection des populations civiles et l'implication active des femmes et des jeunes dans les processus de paix.
Le représentant permanent de la RDC aux Nations Unies, l'ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, a dirigé plusieurs réunions sur des crises mondiales tout en mettant l'accent sur les enjeux spécifiques à l'Afrique. Le gouvernement congolais a également prévu trois événements majeurs pour illustrer ses priorités durant cette présidence.
Les violences sexuelles au cœur des préoccupations
Le premier événement marquant a été le débat consacré aux femmes, à la paix et à la sécurité, présidé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Ce débat a mis en lumière les violences sexuelles liées aux conflits armés. Judith Suminwa a souligné l'importance d'un renforcement des mécanismes de protection et de réparation pour les survivantes. Elle a rappelé que malgré les avancées apportées par la résolution 1325 sur les femmes et la sécurité adoptée il y a plus de vingt-cinq ans, beaucoup reste à faire pour garantir une réelle participation des femmes dans les processus décisionnels.
« La protection des survivantes ne peut pas être séparée de leur accès à la justice », a insisté Judith Suminwa, appelant à une mise en œuvre concrète des engagements pris par le Conseil depuis longtemps.
Les ressources naturelles comme levier stratégique
Un autre moment fort a été une réunion sous format Arria sur le lien entre ressources naturelles et paix. Présidée par Thérèse Kayikwamba Wagner, cette rencontre a permis d'aborder les lacunes du cadre normatif international face aux économies de guerre. La ministre a plaidé pour que les ressources naturelles deviennent un levier pour prévenir les conflits plutôt qu'un facteur d'aggravation.
« Le XXIe siècle est celui des minerais critiques et des forêts. Aurons-nous la sagesse de faire en sorte que ces ressources soient à l'origine d'une prospérité partagée ? » s'est interrogée Thérèse Kayikwamba Wagner. Elle a appelé à une gouvernance mondiale plus responsable qui place ces enjeux au cœur du débat sur la paix et la sécurité.
Vers un futur pacifique : engagement envers le dialogue
La RDC a également mis l'accent sur l'importance du règlement pacifique des différends. Dans son plaidoyer au sein du Conseil, Thérèse Kayikwamba Wagner a souligné que le dialogue politique et la médiation sont essentiels pour préserver la paix internationale. Elle appelle à une diplomatie préventive qui soit activée tôt afin d'éviter que les tensions ne se transforment en conflits ouverts.
Cette approche proactive est d'autant plus cruciale dans un contexte où le pays fait face à plusieurs défis internes et externes qui menacent sa stabilité. En collaborant avec ses voisins et en renforçant ses capacités diplomatiques, la RDC espère jouer un rôle clé dans le maintien de la paix régionale.
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