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La hausse des prix du bitume, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient, impacte gravement les infrastructures africaines.

La guerre au Moyen-Orient a entraîné une augmentation significative des prix du bitume, un élément crucial pour la construction et l'entretien des routes. Cette situation affecte particulièrement les pays africains qui dépendent entièrement des importations de cette matière première.
À Madagascar, par exemple, la dépendance à l'importation de bitume est totale. Dany Michael Ranivo, administrateur général adjoint du ministère des Travaux publics, explique : « On importe la matière brute qui nous permet de faire de l'asphalte ; sans bitume, on ne peut pas faire de goudron. » Cette réalité met en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays insulaires lorsqu'il s'agit d'assurer une infrastructure routière adéquate.
Richard Ferraz, directeur général de Colas Madagascar, souligne que le coût du bitume a quadruplé depuis le début du conflit. Il précise que 97 % du bitume utilisé sur l'île provient directement ou indirectement du Moyen-Orient. « Avant la guerre (en Ukraine), le prix du kilolitre était d’environ 650 euros. En ce moment, c’est 2 700 euros », indique-t-il.
Cette flambée des prix a des conséquences alarmantes sur les projets d'infrastructure. Les budgets alloués pour la construction et la réhabilitation des routes sont désormais insuffisants pour faire face à ces coûts exorbitants. Les gouvernements africains doivent donc revoir leurs priorités et envisager des solutions alternatives pour maintenir leurs réseaux routiers.
Dans un contexte où les infrastructures routières sont déjà souvent défaillantes, cette crise pourrait aggraver la situation en rendant encore plus difficile l'accès aux services essentiels pour les populations rurales et urbaines. La dépendance à l'égard d'un approvisionnement externe expose également les pays africains aux fluctuations géopolitiques.
Le cas de Madagascar n'est pas isolé. D'autres nations africaines rencontrent des difficultés similaires, exacerbées par la guerre en Ukraine qui a également perturbé d'autres chaînes d'approvisionnement vitales. Les dirigeants africains doivent donc agir rapidement pour diversifier leurs sources d'approvisionnement et réduire leur vulnérabilité face aux crises internationales.
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