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À l'occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, OCHA souligne l'urgence d'assurer la sécurité des travailleurs humanitaires en Ituri, où les violences armées compliquent l'assistance aux populations.

À Bunia, le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) a lancé un appel pressant pour le respect de l’espace humanitaire et la protection des travailleurs humanitaires, en marge de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée le 19 août 2026. Cette alerte intervient alors que la province de l’Ituri, notamment dans les territoires de Djugu, Irumu et Mambasa, continue d’être ravagée par des violences armées qui entravent gravement l’accès à l’assistance pour les populations vulnérables.
Lors d'une cérémonie réunissant des autorités provinciales, des représentants d'agences onusiennes et d'organisations non gouvernementales, OCHA a souligné les risques croissants auxquels sont exposés les acteurs humanitaires dans cette région. Entre janvier et juillet 2026, pas moins de 293 incidents affectant le personnel humanitaire ont été enregistrés, avec 34 incidents supplémentaires rapportés depuis juin, souvent en lien avec la riposte à l’épidémie d’Ebola qui sévit également dans la région.
Une situation sécuritaire préoccupanteLe gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Kasongo Mulumba Gaby, a reconnu les défis auxquels font face les travailleurs humanitaires. Dans son intervention, il a rappelé que 13 acteurs humanitaires avaient perdu la vie au cours de l’année précédente et que 626 incidents sécuritaires avaient ciblé ce personnel dans les zones de conflit. De plus, entre janvier et avril 2026, quatre autres travailleurs ont déjà été tués dans l'est du pays.
« Les travailleurs humanitaires ne sont pas des cibles. Les civils ne sont pas des cibles », a martelé le chef du bureau d’OCHA en Ituri, insistant sur la nécessité d'un respect strict du droit international humanitaire. Cette déclaration vise à garantir que les acteurs humanitaires puissent accéder aux populations dans le besoin sans entraves ni risques.
L'impact des violences sur les populations civilesLes violences armées dans les territoires de Djugu et Irumu ont conduit à des déplacements massifs de populations. À Mambasa, la société civile a récemment décrété une journée de deuil pour dénoncer la persistance des attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF). Plusieurs dizaines de civils sont signalés comme disparus ou enlevés dans différentes localités du territoire.
Le gouverneur militaire a réaffirmé l'engagement des autorités à sécuriser les acteurs humanitaires et à faciliter leur accès aux communautés. « Au nom du gouvernement provincial de l’Ituri, je réaffirme notre engagement à protéger l’espace humanitaire », a-t-il déclaré.
Une épidémie qui aggrave la situationParallèlement aux tensions sécuritaires, Ituri fait face à une épidémie d'Ebola déclarée le 15 mai dernier. Cette situation sanitaire ne fait qu'accroître les besoins humanitaires tout en exposant encore davantage les équipes engagées dans la lutte contre cette maladie.
Pour OCHA et les autorités provinciales, assurer la protection de l'espace humanitaire est essentiel pour continuer à porter assistance aux populations touchées par ces crises successives. Le respect des engagements pris par les autorités locales sera crucial pour inverser cette tendance alarmante et permettre une réponse efficace aux besoins croissants des habitants.
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