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« Ce ne sont pas les nouvelles couleurs nationales du Burkina Faso, du Niger ou du Mali, mais celles dont le Quai d’Orsay peint, désormais, ces trois pays du Sahel, déploreWakatSéra, ces trois pays où les terroristes ont fait leur nid, endeuillant au quotidien les armées nationales, la Force française Barkhane,…

L’État existe-t-il encore au Sahel ?
« En coloriant le Burkina de couleur pourpre, pointe le quotidien Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou, la France signifie qu’au Sahel, en dépit de la hardiesse de Barkhane, avec ses 5.100 hommes dont la Task Force est en branle mais attend toujours la rescousse de 11 pays européens, depuis le sommet de Pau, malgré la poussive Force G5-Sahel plombée par des questions de trésorerie, malgré l’aguerrissement des forces de défense de ces pays concernés, malgré les embellies engrangées, les forces du mal obscurantistes prennent de l’ascendance sur le terrain. »
En fait, pointe encore Aujourd’hui, « le sommet de Pau et ses prolongements n’ont véritablement pas apporté les répliques idoines. En lieu et place des centaines de soldats européens des Forces spéciales attendus, la France n’a enregistré qu’une trentaine d’Estoniens, venus en personnel d’appui logistique à Barkhane. »
Et « le moins que l’on puisse dire, enchaîne Le Pays, c’est que les populations souffrent aujourd’hui le martyre. En tout cas, elles croient de moins en moins aux discours des autorités. Car, ceux-ci sont rarement suivis d’actions. Et on peut se permettre, poursuit Le Pays, de se poser la question de savoir si l’Etat existe encore au Sahel. »
Des dirigeants contestés
Dans Le Point Afrique, Yvan Guichaoua, enseignant-chercheur à la Brussels School of International Studies, nous explique pourquoi selon lui, la situation se dégrade : « en raison d’une erreur centrale, affirme-t-il. Les soutiens internationaux s’appuient sur des régimes politiques qui sont bien souvent la cause des problèmes. À des degrés variables, les dirigeants sont contestés. C’est évident au Mali, pays en ébullition contre Ibrahim Boubacar Keïta. Au Niger, le régime de Mahamadou Issoufou est lui aussi contesté, certes dans de moindres proportions, mais après avoir été élu contre un opposant qui n’avait pas le droit de faire campagne ! Au Burkina, Roch Marc Christian Kaboré ne maîtrise pas la situation sécuritaire, des milices rackettent des régions entières du pays. Et pourtant, ce sont ces dirigeants d’États en miettes sur lesquels la communauté internationale s’appuie. »
Mieux prendre en compte le fait religieux ?
Alors, quelles seraient les autres voies possibles ? Réponse d’Yvan Guichaoua, toujours dans Le Point Afrique : « d’abord, il faudrait du temps pour reconstruire une légitimité des États. Or celle-ci est exclusivement envisagée sur des élections, toutes marquées par des irrégularités majeures, dont la communauté internationale se contente en dépensant en vain des fortunes. Pour prendre l’exemple du Mali, on voit que l’imam Mahmoud Dicko joue un rôle politique croissant. Pourquoi ne pas reconnaître que les sociétés sahéliennes sont largement structurées autour de principes religieux islamiques ? Ne serait-ce pas un moyen de réconcilier une société divisée ? Les solutions seraient sans doute différentes au Burkina, qui comprend une population chrétienne significative, ou au Niger, mais pourquoi ne pas chercher dans ce sens ? »
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