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Soudan du Sud : la TNLA approuve la Déclaration de Paix et de Cessation de la Guerre (DPCW)

Réunie le 15 septembre 2025, l'Assemblée législative nationale de transition du Soudan du Sud (TNLA) a adopté la Résolution n° 29/2025 approuvant la Déclaration de Paix et de Cessation de la Guerre (DPCW). Cette décision, prise à l'issue d'un examen parlementaire approfondi, marque une nouvelle étape dans les efforts du pays pour renforcer son cadre institutionnel en faveur d'une paix durable.

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Le Soudan du Sud a franchi une nouvelle étape dans ses efforts de consolidation de la paix. Réunie en session ordinaire, l'Assemblée législative nationale de transition (TNLA) a adopté, ce lundi, la Résolution n° 29/2025 approuvant la Déclaration de Paix et de Cessation de la Guerre (DPCW), un cadre de principes destiné à promouvoir la prévention des conflits et le règlement pacifique des différends.

Cette décision est l'aboutissement d'un processus engagé depuis plusieurs années au sein des institutions sud-soudanaises. Après des consultations avec le pouvoir judiciaire, le président Salva Kiir Mayardit avait apporté son soutien à la DPCW en 2024. L'adoption par le Parlement vient ainsi compléter un parcours ayant impliqué les trois pouvoirs de l'État : l'exécutif, le judiciaire et le législatif.

Proclamée en 2016 par l'organisation internationale Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL), la Déclaration de Paix et de Cessation de la Guerre (DPCW) comprend dix articles et trente-huit clauses. Elle propose des principes portant notamment sur la prévention des conflits, la coopération internationale, le règlement pacifique des différends et la promotion d'une culture de la paix.

Présentée dans plusieurs pays comme un cadre de réflexion destiné aux gouvernements, aux juristes et aux organisations de la société civile, la DPCW a fait l'objet d'un examen approfondi par les parlementaires sud-soudanais avant son approbation.

Au cours des débats, plusieurs députés ont soulevé des interrogations sur l'opportunité pour le Parlement d'adopter un document élaboré par une organisation de la société civile sud-coréenne plutôt que par une institution intergouvernementale comme les Nations unies ou l'Union africaine. Des précisions ont également été demandées concernant son statut juridique.

En réponse, le président de la Commission permanente de la Paix et de la Réconciliation, l'Honorable Bona Deng Lawrence, a indiqué que les ministères des Affaires étrangères et de la Justice avaient procédé à une analyse juridique du texte.

« Les ministères des Affaires étrangères et de la Justice ont examiné la DPCW et n'ont identifié aucun obstacle juridique à la présentation de cette résolution devant le Parlement », a-t-il déclaré devant l'Assemblée.

À l'issue des échanges, les parlementaires ont estimé que les accords politiques devaient être accompagnés de fondements juridiques et institutionnels solides afin de garantir une paix durable. La résolution a finalement été adoptée par consensus.

Des responsables convaincus de la nécessité d'un cadre durable

Pour l'ancienne présidente du Parlement, Jemma Nunu Kumba, cette résolution constitue un outil supplémentaire pour accompagner les efforts de stabilisation du pays.

 « Les ressources gouvernementales à elles seules ne suffisent pas pour mettre en œuvre les accords de paix. La DPCW est désormais un outil important pour nous. Elle complète les efforts du gouvernement et fournit un cadre pratique pour la réinstallation des nombreux déplacés qui doivent rentrer chez eux », a-t-elle déclaré.

Le président de la Commission permanente de la Paix et de la Réconciliation, Bona Deng Lawrence, a également défendu cette initiative en rappelant le lourd héritage des conflits qu'a connu le pays.

 « Notre pays n'a jamais goûté la douceur de la paix. Nous avons connu suffisamment de guerre, et elle a détruit des générations de notre peuple. Il est désormais temps d'essayer la paix. Les dix articles et trente-huit clauses de la DPCW sont fondamentalement centrés sur les droits de l'homme et les valeurs universelles dont notre nation a besoin », a-t-il affirmé.

L'adoption de la Résolution n° 29/2025 intervient alors que le Soudan du Sud poursuit la mise en œuvre de son processus de paix et le renforcement de ses institutions. En choisissant d'examiner puis d'approuver la DPCW selon les procédures parlementaires nationales, les autorités entendent inscrire cette démarche dans le cadre des mécanismes constitutionnels du pays.

Prosper Aobe

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