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Au Burundi, la moto électrique Muravyo, développée localement par l’atelier ELECTROMECA, offre une alternative aux motos à carburant. Conçue pour réduire les dépenses liées au carburant et les émissions polluantes, elle mise sur l’électricité et l’énergie solaire. Son créateur Yves Mpawenayo ambitionne de faire avancer le pays vers une mobilité plus propre et plus durable.

Au Burundi, une innovation locale entend contribuer à transformer progressivement les habitudes de déplacement. Depuis février 2025, l’atelier ELECTROMECA, dirigé par le jeune entrepreneur Yves Mpawenayo, développe Muravyo, une moto électrique conçue localement. Fonctionnant sans carburant et pouvant être rechargée à l’énergie solaire, cette motocyclette se présente comme une alternative plus économique et plus respectueuse de l’environnement aux motos classiques.
Dans un pays confronté aux difficultés d’approvisionnement en carburant et aux enjeux liés à la pollution atmosphérique, l’initiative veut miser sur une mobilité plus propre. Pour Yves Mpawenayo, créateur de Muravyo, le projet répond avant tout à une ambition environnementale.
« Avec ce projet, nous avons comme vision la réduction des gaz à effet de serre. Si nous multiplions notre production et que les gens utilisent ces motos en grand nombre, avec le soutien de notre gouvernement, nous réduirons considérablement la pollution de l’air. Nous serons ainsi en train de protéger l’environnement à partir de ce projet initié par notre atelier ELECTROMECA », explique-t-il.
Selon son concepteur, Muravyo nécessite entre quatre et cinq heures de recharge et peut parcourir entre 50 et 60 kilomètres avec une seule charge. La possibilité de recourir à l’énergie solaire constitue également un atout dans la recherche de solutions adaptées aux réalités énergétiques du pays.
Pour les utilisateurs, l’intérêt de cette moto est aussi économique. Aimable Nikuze, qui l’utilise depuis plusieurs mois, explique avoir considérablement réduit ses dépenses liées au carburant.
« J’utilise cette moto Muravyo. Au départ, j’en avais une autre qui consommait du carburant. Depuis que j’ai acheté celle d’ELECTROMECA, cela fait presque six mois et je n’ai aucun problème avec elle. Elles sont vraiment solides. Avec l’ancienne moto, je pouvais dépenser au moins 80 000 francs burundais par mois pour mes courses, surtout de petites courses en ville. Aujourd’hui, cet argent répond à d’autres besoins. Avec cette motocyclette, il suffit de la charger », témoigne-t-il.
Au-delà des économies réalisées par les utilisateurs, Muravyo veut apporter une réponse aux préoccupations environnementales liées aux transports. Les motos et autres véhicules fonctionnant aux carburants fossiles rejettent des fumées qui contribuent à la pollution de l’air et aux émissions de gaz à effet de serre.
Pour Noé Nikobamye, expert en environnement et représentant légal de l’AAC-Burundi, la fabrication locale de motos électriques constitue une initiative encourageante dans cette perspective.
« La création de la moto électrique vient appuyer la réduction des effets des gaz à effet de serre. L’utilisation des automobiles fonctionnant au carburant émet des fumées qui contribuent à la dégradation de l’environnement. La production d’un autre moyen de locomotion, comme cette moto électrique, peut donc contribuer à réduire ces effets », estime-t-il.
Avec Muravyo, ELECTROMECA entend ainsi démontrer que la transition vers une mobilité plus verte peut également passer par l’innovation burundaise. Mais pour que ce type de transport puisse se développer à grande échelle, plusieurs défis restent à relever, notamment l’accès à l’électricité, la mise en place d’infrastructures de recharge, le financement de la production locale et l’accompagnement des pouvoirs publics.
Freddy Bin Sengi
Habari muhimu zilizoteuliwa na wahariri wetu. Jumatatu hadi Ijumaa.
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