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L'absence de compétition met en lumière les lacunes de la FECOFA et ses conséquences sur le football féminin en RDC.

La non-organisation de la Coupe du Congo féminine suscite une vive déception parmi les acteurs du football en République Démocratique du Congo (RDC). Cette situation met en exergue la gestion budgétaire contestable de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). Interrogé par ACTUALITE.CD, Fiston Mokili, président de CSF Bikira de Kinshasa et tuteur de DCMP Bikira de Lubumbashi, a exprimé son mécontentement face à cette absence de compétition, soulignant son impact néfaste sur le développement du football féminin.
Selon Mokili, le manque d'organisation ne peut être justifié par des problèmes financiers. « La non-organisation de la Coupe du Congo féminine est une déception. Ce n'est pas le manque de moyens au niveau de la fédération. S'il n'y avait pas de moyens, pourquoi ont-ils organisé les élections à la FECOFA et pourquoi ont-ils organisé ce tournoi chez les hommes ? » a-t-il déclaré. Ce constat soulève des questions sur les priorités accordées aux différentes catégories sportives au sein de la fédération.
Un impact brutal sur les athlètesMokili insiste sur le fait que l'absence de compétition a des répercussions directes sur les joueuses, qui se trouvent dans l'impossibilité de s'entraîner et de se préparer correctement. « Aujourd'hui, les joueuses sont en train de se disperser pour aller jouer au Congo-Brazzaville parce qu'il n'y a pas de compétition en RDC. Pendant cette période, nous devrions déjà être en pleine compétition », a-t-il ajouté. Cette situation pousse certaines athlètes à chercher des opportunités ailleurs, compromettant ainsi leur avenir sportif.
Traditionnellement, la phase finale de la Coupe du Congo est planifiée entre mai et juillet. L'échec d'organisation cette année remet en question l'engagement réel envers le football féminin en RDC, souvent relégué au second plan par rapport aux hommes. Les investissements privés dans ce domaine commencent à s'amenuiser, découragés par l'absence d'infrastructures et d'événements compétitifs.
Les discours versus les actesMalgré les discours prometteurs des responsables sportifs sur le développement du football féminin, la réalité demeure préoccupante. La FECOFA et la Ligue Nationale de Football Féminin (LINAFF) doivent faire face à une pression croissante pour justifier leurs choix budgétaires et organisationnels. Les critiques fusent concernant l'allocation des ressources financières, alors que des événements tels que les élections fédérales et les tournois masculins ont été organisés sans difficulté apparente.
D'après des sources proches du dossier, cette situation pourrait avoir des conséquences durables sur le paysage sportif féminin en RDC. La non-organisation de cette coupe pourrait exacerber le sentiment d'abandon ressenti par les athlètes féminines et leurs partisans.
Un avenir incertain pour le football fémininAlors que l'avenir du football féminin en RDC semble incertain, il est crucial que la FECOFA prenne des mesures immédiates pour remédier à cette situation. La mobilisation des acteurs locaux ainsi que l'engagement des sponsors privés pourraient jouer un rôle déterminant dans le redressement du football féminin dans le pays.
Le temps presse pour restaurer la confiance envers les instances dirigeantes et garantir un environnement propice au développement des talents féminins. Sans actions concrètes, le risque est grand que ces athlètes talentueuses continuent à chercher leur voie ailleurs, laissant derrière elles un héritage inachevé.
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