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PAN 2023-2027: le Burundi est déterminé à éradiquer  la traite des personnes

Le Burundi se dote d’un Plan d’Action National de lutte contre la traite des personnes. Un travail réalisé grâce à l’appui technique et financier de l’OIM Burundi et de l’UNICEF Burundi sous le fonds des ambassades des Etats-Unis d’Amérique et des Pays-Bas au Burundi. Pour assurer la concrétisation du PAN 2023-2027, le pays doit mobiliser 9 870 172 dollars US.

A deux jours de la célébration de la 10e journée dédiée à la lutte contre la traite des êtres humains, le Burundi a lancé un Plan d’Action National pour la lutte contre la traite des personnes. Ce plan quinquennal, PAN 2023-2027, vise à mettre en place des actions qui contribuent  à une identification systématique et une réduction significative du nombre de victimes de la traite des personnes au Burundi d’ici 2027.

« Avec le présent plan d’action, le gouvernement du Burundi s’engage à poursuivre et à renforcer son approche intégrale pour la lutte contre la traite des personnes afin que les acteurs de la traite soient poursuivis systématiquement et les victimes mieux assistés et protégés », a précisé Datus Nyandwi, le Directeur de cabinet du Premier ministre.

Pour Vijaya Souri, Cheffe de mission de l’OIM Burundi, le PAN 2023-2027 vise à améliorer la sensibilisation des communautés sur le crime et auteurs de la traite des personnes. « L’approche holistique de ce plan d’action vise ainsi à améliorer la sensibilisation des communautés sur ce crime et ses auteurs, ainsi qu’à favoriser l’identification des victimes et leur apporter l’assistance et la protection qui leur est due », a-t-elle indiqué.

Pour lutter plus efficacement contre la traite des personnes, il est donc important de prévenir, de protéger et de réprimer ces crimes dans une approche intégrée, dixit Jeroen Steeghs, Ambassadeur du royaume des Pays-Bas au Burundi.  

« J’encourage encore les acteurs étatiques à remplir leurs obligations de protection et de promotion des droits humains des victimes de la traite ; et à coordonner leurs efforts avec la société civile et les différents partenaires », a-t-il dit.

C’est pour cette raison que nous interpellons, appelle Epitace Masumbuko, Président de la Commission Nationale de Concertation et de Suivi pour la Prévention et la Répression de la Traite des Personnes, tout le monde à s’en approprier et développer, chacun en ce qui le concerne, des actions annuelles afin de le mettre en œuvre efficacement et effectivement.

Prévention-Protection-Poursuites-Partenariat, quatre axes stratégiques

Le PAN 2023-2027 dont sa concrétisation exige un montant de 9 870 172 de dollars US, s’articule autour de quatre P notamment la Prévention, la Protection, les Poursuites et le Partenariat. Sur le plan préventif, le gouvernement du Burundi va mettre en œuvre une stratégie de campagne coordonnée pour approfondir la sensibilisation et la compréhension de la traite dans les écoles, les communautés et les familles perçues comme étant à risque.

Sur le plan protection, les soins ou assistances  aux victimes sont un thème central du PAN 2023-2027 et comprennent le sauvetage des victimes et permettent d’assurer une assistance adéquate multisectorielle centrée sur la victime.

Sur le plan des poursuites, le gouvernement du Burundi fournit des efforts en matière de lutte contre la traite par la formation des membres de la chaîne pénale sur les méthodes d’enquête des cas de traite, et les procédures opérationnelles standards. Le PAN 2023-2027 prévoit également le renforcement des capacités du système de protection des victimes et des témoins lors des procédures judiciaires.

Quant au plan partenarial, la coopération et les coordinations accrues entre les ministères et institutions étatiques concernés, les organisations de la société civile, les ONG, le secteur privé, les gouvernements étrangères et agences des Nations unies,  jouent un rôle central dans la réalisation des objectifs du PAN 2023-2027. De même l’amélioration des mécanismes de communication, la collecte et diffusion des données.

Le Burundi est maintenu au niveau 2 dans le rapport sur la traite des personnes du Département d’État des États-Unis

La République du Burundi progresse de manière satisfaisante en matière de lutte contre la traite des personnes grâce aux travaux aménagés par la Commission Nationale de Concertation et de Suivi pour la Prévention et la Répression de la Traite des Personnes  mise en place en janvier 2022.

A travers cette commission, le Burundi a déjà mené pas mal d’actions parmi lesquelles l’élaboration et la validation du manuel de procédures standards, et  le plan d’action national de lutte contre la traite de personnes. 

Les progrès accomplis sont également le fait de projets mis en œuvre par l’OIM, avec le soutien financier du Royaume des Pays-Bas et de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) à travers l’Organisation internationale pour les migrations.

A cet effet, le pays a maintenu sa position  au niveau 2, pour la deuxième année consécutive. « Ces progrès sont remarquables et uniques car aucun autre pays n’est passé du niveau 3 au niveau 2 en seulement 2 ans », a signalé Keith Gilgis, chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burundi.

Après 10 ans de classement au niveau 3, le classement le plus bas en vertu de la loi américaine sur la protection des victimes de la traite,  dans le rapport sur la traite des personnes du Département d’État des États-Unis, le Burundi  est passé à la liste de surveillance du niveau 2 en 2021. Puis il a été confirmé au statut de niveau 2 en 2022 et en 2023.

Prosper Aobe

 

 

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