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SANTE

Burundi: la santé des jeunes et adolescents nécessite des forces conjuguées

Les violences physiques, sexuelles et conjugales contre les femmes sont nombreuses et la vulnérabilité des jeunes et adolescents à la violence devient préoccupante, alarme l’OMS-Burundi. Ce dernier appelle à une force collective pour atteindre les ODD et les objectifs de la stratégie mondiale pour la santé de la mère de l’enfant et de l’adolescent.

De ce mardi 2 au 4 août 2022,  l’ONG Global peace chain Burundi rassemble les leaders  de 70 organisations des jeunes et influenceurs, sur un financement du bureau de l’OMS au Burundi. Dans la salle, environ 160 personnes suivent la formation sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes, l’importance de la vaccination mère-enfant et la lutte contre les VBGs dans le contexte COVID-19. Le représentant de l’OMS-Burundi, Dr Xavier CRESPIN participe à cet atelier et Dr Sylvie Nzeyimana,  ministre de la santé publique et de lutte contre le Sida, lance les activités.

Lançant cet atelier, la ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida, Dr Sylvie Nzeyimana souhaite la création d’une plateforme pour partager des connaissances pour mieux servir leurs communautés respectives.

Selon l’enquête démographique et de santé (ISTEEBU 2017), les violences physiques, sexuelles et conjugales contre les femmes sont des taux de 36%, 23% et 50% respectivement, rappelle la ministre. Et en ajoutant, avec le Covid-19, le risque d’augmentation de la vulnérabilité des femmes et filles à la violence et à l’exploitation basées sur le genre est préoccupant et fait appel à un urgent appui pour relever ces défis.

A lire : Burundi : les bouteilles plastiques réutilisées, un danger sur la santé humaine

La situation socio-économique impacte aussi la santé des jeunes

À en croire Dr Xavier CRESPIN, représentant de l’OMS-Burundi, “la santé des adolescents est liée aux déterminants sociaux tels que le mode de vie et le comportement, la cellule familiale et le logement, l’alimentation, l’éducation et les soins de santé”. En plus de l’exposition aux grossesses précoces et non désirées, aux pratiques socio-culturelles néfastes, les adolescents ne reçoivent pas toutes les informations qui leur sont utiles pour prendre soin de leur santé.

Selon Brondon N. VOUOFO, directeur pays du Global peace chain Burundi, la bonne santé physique et morale des jeunes et adolescents doit intéresser tout le monde car, justifie-t-il,  ces derniers incarnent la force motrice pour le développement du pays,  de laquelle dépend l’avenir. Brondon VOUOFO qui, d’ailleurs a promu l’idée d’organisation de cet atelier, reste convaincu que les connaissances qui seront acquises, via cet atelier, seront de grande utilité pour le pays d’une part et des communautés locales d’autre part.

Le Burundi est l’un des pays les plus peuplés de la région des Grands Lacs, avec une population de 12 309 600 habitants, où la majorité de la population est représentée par les jeunes dont 50 % ont moins de 17 ans, et les deux tiers ont moins de 25 ans, d’après l’EDS 2017.

A lire aussi : La santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes au Burundi : défis et alternatives

Eric Niyoyitungira

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