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Le député national Crispin Mbindule Mitono appelle à une commission d'enquête mixte pour évaluer la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo, alors que les limites de l'opération Shujaa sont mises en lumière.

Depuis le 6 mai 2021, deux états de siège se succèdent dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, régis par trois ordonnances présidentielles. Toutefois, Mbindule a souligné que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous. "Il n’y a aucune solution militaire appropriée pour mettre fin à cette crise", a-t-il déclaré, mettant en avant les limites de l'opération Shujaa.
Cette opération, lancée dans le cadre d'une réponse militaire aux violences persistantes des groupes armés, semble avoir échoué à apporter la sécurité promise aux populations locales. Les conflits armés continuent d'affecter gravement les communautés, exacerbant les conditions de vie déjà précaires. Selon des sources locales, l'insécurité a conduit à des déplacements massifs de populations et à une détérioration des infrastructures sociales.
En réponse à cette situation alarmante, Crispin Mbindule a plaidé pour la création d'une commission d'enquête mixte afin d'évaluer les actions entreprises depuis le début des états de siège. "Nous devons comprendre pourquoi ces mesures n'ont pas fonctionné et ce qui peut être fait pour protéger nos concitoyens", a-t-il insisté.
Les députés congolais ont déjà exprimé leur volonté d'évaluer l'efficacité des mesures sécuritaires en place. Dans un précédent rapport, une commission avait souligné que malgré des efforts militaires, la violence continue d'entraver le développement et la stabilité dans la région. L'assemblée nationale avait même envisagé la mise sur pied d'une commission ad hoc pour se pencher sur cette question cruciale.
La population du Nord-Kivu a également exprimé son ras-le-bol face à l'inefficacité des états de siège. Des manifestations récentes ont eu lieu à Butembo et dans d'autres localités, où les habitants ont appelé à une meilleure sécurité et à des solutions durables. Ces revendications s'inscrivent dans un contexte plus large où les provinces du Sud-Kivu et de l'Ituri subissent également les conséquences de cette insécurité chronique.
Crispin Mbindule Mitono continue donc de porter la voix des Congolais qui aspirent à un changement tangible. Alors que le gouvernement doit faire face à cette pression croissante, l'avenir sécuritaire de l'est de la RDC demeure incertain.
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