Iriko ihindurwa…
Niba ihinduka rikenewe, bishobora gufata amasegonda makeyi.
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Lors d'une intervention récente, le vice-président de la commission Défense et sécurité de l'Assemblée nationale a dénoncé un régime d'exception devenu permanent.

Dans un contexte marqué par une insécurité croissante et des tensions politiques exacerbées, Carly Nzanzu Kasivita, vice-président de la commission Défense et sécurité de l'Assemblée nationale et ancien gouverneur du Nord-Kivu, a alerté sur les dangers de la normalisation d'un état de siège qui, à l'origine, devait être une mesure temporaire. Lors d'un Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, il a exprimé ses préoccupations concernant la situation actuelle dans cette province orientale de la République Démocratique du Congo (RDC).
« L'état de siège est devenu un mode de gouvernance », a déclaré Carly Nzanzu, soulignant que cette situation ne devrait pas être acceptée comme une norme. Selon lui, les mesures d'urgence mises en place pour contrer l'insécurité ne doivent pas être prolongées indéfiniment. « Nous avons toujours eu des concertations nationales pour résoudre les problèmes dans notre pays. À quand remonte la dernière ? On nous accorde des états de siège, mais à quoi servent-ils ? », s'est-il interrogé.
Le gouverneur honoraire a rappelé que l'état de siège avait été instauré en mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri pour tenter de juguler les violences armées perpétrées par divers groupes rebelles. Cependant, il constate que cette mesure n'a pas produit les effets escomptés sur le terrain. « L'insécurité est toujours omniprésente et les populations continuent à souffrir », a-t-il ajouté.
Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire au Nord-Kivu reste précaire. Des groupes armés tels que le M23 continuent d'opérer dans la région, exacerbant les craintes des habitants. En effet, selon un rapport publié par Mediacoop le 4 août 2026, l'AFC-M23 menace d'élargir sa mainmise territoriale si le gouvernement congolais ne prend pas des mesures efficaces pour assurer la sécurité des citoyens.
Carly Nzanzu appelle également le gouvernement central à assumer ses responsabilités face aux préoccupations croissantes des Congolais. « Notre responsabilité est avant tout celle-là : protéger notre population », a-t-il affirmé lors d'une interview précédente sur Radio Okapi en juillet 2019. Cette déclaration souligne une continuité dans son discours sur la nécessité d'une gouvernance axée sur la protection des citoyens.
Alors que les tensions politiques s'intensifient et que les manifestations populaires se multiplient face à l'inefficacité perçue du gouvernement, la voix de Carly Nzanzu résonne comme un appel à une prise de conscience collective. Les Congolais doivent se poser des questions sur l'avenir de leur pays et sur les solutions durables qui pourraient être mises en place pour garantir leur sécurité.
Amakuru ahambaye yatoranijwe n'abanditsi bacu. Kuva ku wa mbere gushika ku wa gatanu.
Mu kwiyandikisha, wemera politike yacu y'ibanga.