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SOCIETE

Expérience de cinq ans, l’éternel barrage pour les jeunes diplômés burundais ?

Il n’est pas rare de voir dans un appel à candidatures, comme condition exigée, « avoir cinq ans d’ancienneté ». Mais comment avoir les cinq ans d’expérience si les recruteurs ne donnent pas la chance aux nouveaux diplômés d’avoir cette ancienneté ?

De nos jours au Burundi, espérer un emploi dans certaines entreprises ou organisations non gouvernementales relève de l’illusion. Non seulement l’âge peut constituer un défi pour les jeunes nouvellement diplômés (« Avoir 35 ans au minimum », peut-on lire dans certains communiqués) mais surtout cette phrase : « Avoir une ancienneté de cinq ans dans ce domaine », brise parfois des rêves.  

Un jeune homme de la capitale Gitega, Philbert Nkengurutse, en a fait les frais récemment. « Le mois passé, j’ai lu une affiche d’appel d’offre. Je me suis attelé à chercher les documents demandés. À ma surprise, je me suis retrouvé bloqué par l’ancienneté de cinq ans qui était exigée pour être éligible. Pourtant, j’ai huit ans d’ancienneté dans le chômage », regrette-t-il.

Il faut que ça change

La question que beaucoup de gens se posent est de savoir pourquoi de telles conditions sont exigées alors que le taux de chômage augmente au fil du temps. Si nous ne sommes pas recrutés faute d’ancienneté, comment parviendrons-nous à en avoir? Ces recruteurs se soucient-ils des nouveaux diplômés? Ont-ils la volonté de diminuer le taux de chômage?

Vouloir recruter quelqu’un qui a déjà une ancienneté de cinq ans dans un domaine, revient à vouloir embaucher ceux qui sont déjà au travail. En cas de vacance de poste, je pense qu’il faudrait plutôt penser à ceux qui baignent dans le chômage afin de les aider à décrocher cette ancienneté qui menace la jeunesse en quête d’emploi.

 

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