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Un mini-sommet sur le Sahel s’est tenu mercredi soir à l’Elysée. Les présidents du Tchad, du Niger, du Bénin, du Sénégal ont participé à un « dîner de travail » à la présidence française. A leurs côtés, des ministres des pays du Golfe de Guinée, ainsi que les plus hauts…

C’était un dîner de travail aux enjeux très lourds hier soir. Quelle configuration pour la lutte antiterroriste au Sahel ? Avec quels acteurs ? Déployés dans quel pays ?
Pour y répondre, la France a réuni la plupart de ses partenaires africains et européens, pour tenter de dégager un consensus sur ces questions épineuses. En effet Paris veut à tout prix éviter une décision unilatérale. « Le redéploiement au Sahel doit venir d’un choix collectif, fruit d’un consensus », indique une source à l’Elysée.
Les Français veulent aussi éviter qu’un retrait militaire soit uniquement vu comme une conséquence de la crise entre Paris et Bamako. Car en effet, il semble que le départ des 2500 soldats de la force Barkhane au Mali soit déjà acté. Tout comme celui des 800 hommes de la mission européenne Takuba, qui serait quant à elle dissoute.
Les militaires occidentaux pourraient se replier vers les pays voisins. Le Niger est fortement sollicité. Mais diverses options sont aussi discutées, comme la réduction des effectifs au sol et le renforcement d’opérations aériennes, avec l’utilisation de drones.
La menace terroriste dépasse les frontières du Mali, elle dépasse même à présent les frontières du Sahel. Ce qui n’était pas le cas, ou pas à ce point, lors de la création de Serval en 2013 puis de Barkhane, l’année suivante. Un élargissement de l’action militaire française et européenne aux pays du Golfe de Guinée, peut-être même au Sénégal ou à la Côte d’Ivoire, est donc envisagé.
La multiplication de bases militaires telles qu’elles avaient été implantées au Mali est jugée dépassée, par des acteurs militaires et politiques soucieux d’être moins visibles, afin de ne pas heurter des opinions publiques ouest-africaines de plus en plus hostiles aux opérations militaires étrangères, même dans le cadre d’un appui à la lutte antiterroriste.
L’utilisation accrue de moyens aériens, préférés aux déploiements terrestres, est une solution possible. La formation des forces nationales, et le soutien en termes de renseignement ou de décisions opérationnelles en sont d’autres.
Si le temps de la collaboration militaire directe des forces françaises et européennes avec l’armée malienne semble révolu, plusieurs pays européens souhaitent ne pas déserter le Mali. Le maintien du programme européen de formation militaire EUTM est donc une option, tout comme celui des contingents européens déployés au sein de la Minusma. A condition, et ce n’est pas un petit détail, que Bamako le souhaite.
Les actions pourraient même s’étendre à d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin, le Sénégal, eux-mêmes demandeurs d’un appui supplémentaire. Mais les partenaires africains ne veulent pas non plus froisser leurs populations dont une partie est réticente à l’idée de voir débarquer des moyens militaires étrangers.
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