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En Côte d’Ivoire, le rapprochement entre Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo se confirme lentement, mais sûrement. Jeudi, une délégation envoyée par l’ex-président ivoirien, toujours en résidence surveillée à Bruxelles, a rencontré le chef du PDCI dans son fief de Daoukro, dans le centre-est du pays. C’est la deuxième prise…

Après avoir reçu à Bruxelles une délégation du PDCI le 7 mai dernier, le fondateur du FPI a envoyé la sienne sur les terres baoulé du Sphinx de Daoukro. Conduit par le secrétaire général Assoa Adou, le groupe de cadres FPI a mis sur la table les sujets désormais habituels. A savoir, la gouvernance du parti au pouvoir RHDP, qui, selon leur analyse, mène le pays dans le mur. Et comment parvenir à l’alternance à la présidentielle d’octobre 2020.
Pourtant, si au sein des deux partis d’opposition on se félicite de ce rapprochement, on insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un rapprochement idéologique, qu’aucune alliance n’est actée. Et que seule la réconciliation véritable entre les Ivoiriens prime pour l’instant. Une réconciliation dont Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo revendiquent aujourd’hui le leadership.
Pour le politologue Arthur Banga, ce slogan est la meilleure façon entre les ennemis d’hier d’engager les pourparlers d’aujourd’hui, le FPI étant historiquement à l’opposé des idées politiques du PDCI. Le but affiché est donc de dépasser les clivages, en gardant en ligne de mire la présidentielle de l’an prochain. Pour l’analyste Arthur Banga, le PDCI souhaite au mieux une alliance avant le scrutin. Au pire, un report des voix en faveur au second tour.
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