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ECONOMIE

Afrique: des progrès sont déjà réalisés sur la voie de la transparence fiscale

Du progrès en transparence fiscale en Afrique
Selon un rapport de l’initiative de l’Afrique de 2022, 4135 échanges bilatéraux d’informations ont été réalisés sur la voie de la transparence par des pays africains en 2021.  Soit 26 % à des fins de recouvrement d’impôts par rapport à l’année précédente.

Ces progrès sont regroupés dans 38 pays africains d’après le rapport de la transparence fiscale en Afrique de 2022. Et ces développements sont qualifiés dans la lutte contre l’évasion fiscale et d’autres flux financiers illicites grâce à la transparence et à l’échange d’informations à des fins fiscales. 

4135 échanges bilatéraux d’informations ont été réalisés par ces pays africains en 2021, contre 913 en 2014. Quinze pays ont envoyé des demandes d’informations fiscales en 2021, contre six en 2014. Neuf pays africains ont déclaré avoir collectivement recouvré 233 millions d’euros depuis 2014 grâce aux demandes d’échange d’informations. 

Des conséquences ont aussi fait objet pour ces pays africains où ils continuent de subir des pertes importantes dues aux flux financiers illicites. Cela est estimé à un montant entre 50 et 80 milliards de dollars chaque année, a expliqué Zayda Manatta, responsable du secrétariat du Forum Mondial.

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L’amélioration des outils de transparence fiscale est indispensable 

Selon Mme Manatta, l’amélioration de l’utilisation des outils de transparence fiscale est nécessaire pour avancer dans les échanges d’information. Pour elle, pour faire augmenter la transparence fiscale, les pays africains devraient recourir davantage aux demandes d’information. Mais aussi, il y a la nécessité de mettre en place un système d’échange automatique d’informations. Elle donne l’exemple, comme quoi dans 15 pays qui ont déjà envoyé des demandes d’informations fiscales en 2021, 92 % de ces demandes émanent de quatre pays (Kenya, Tunisie, Algérie et Nigeria).

La Banque Africaine de Développement, observatrice au Forum Mondial depuis 2014, encourage la transparence fiscale en Afrique, en soutenant les institutions et les acteurs non étatiques dans ses pays membres régionaux et en renforçant la coopération internationale pour éliminer les flux financiers illicites.

 A lire aussi : Transparence fiscale : en progrès, peu mieux faire

Blandon Uwamahoro

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