Iriko ihindurwa…
Niba ihinduka rikenewe, bishobora gufata amasegonda makeyi.
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À l'occasion de son discours d'adieu à l'Assemblée générale de l'ONU, Antonio Guterres a plaidé pour une représentation accrue de l'Afrique au sein du Conseil de sécurité, un appel soutenu par plusieurs dirigeants africains.

Lors de son discours d'adieu à l'Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général sortant, Antonio Guterres, a mis en lumière la nécessité d'un Conseil de sécurité plus inclusif, soulignant que l'Afrique devait jouer un rôle central dans cette réforme. Cette déclaration résonne particulièrement dans un contexte où les pays africains continuent de revendiquer une meilleure représentation au sein des instances décisionnelles mondiales.
Guterres a précisé que pour ancrer la paix et la stabilité sur le continent, il est impératif d'accorder à l'Afrique une place significative au sein du Conseil. « Il faut que les organisations régionales comme l'Union africaine aient leur mot à dire », a-t-il affirmé. Ces propos s'inscrivent dans une dynamique plus large où plusieurs chefs d'État africains, dont Félix Tshisekedi et Macky Sall, ont récemment plaidé pour une réforme similaire.
La question de la représentation africaine au sein du Conseil de sécurité n'est pas nouvelle. Lors d'une réunion tenue au Sénégal en janvier 2020, les ministres des Affaires étrangères du comité des 10 (C10) de l'Union africaine ont qualifié cette revendication d'« urgence légitime ». Le président sénégalais Macky Sall avait alors insisté sur la nécessité d'une réforme qui reflète la réalité géopolitique actuelle.
Dans nos colonnes, nous avions déjà évoqué les appels répétitifs des dirigeants africains concernant cette question cruciale. En septembre 2019, Félix Tshisekedi avait également exprimé son désir de voir l'ONU et ses organes devenir plus aptes à répondre aux défis contemporains lors de son intervention à New York.
Cette quête pour une meilleure représentation est d'autant plus pressante compte tenu des défis sécuritaires croissants auxquels fait face le continent. Des conflits persistants dans des régions comme le Sahel et la Libye ont mis en évidence le besoin urgent d'une approche coordonnée et efficace, soutenue par un Conseil de sécurité qui inclut véritablement les voix africaines.
En effet, comme nous l'avions noté dans une précédente dépêche, les situations complexes dans ces régions nécessitent non seulement une attention internationale mais aussi des solutions qui intègrent les réalités locales. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine pourrait jouer un rôle clé dans cette dynamique, mais sa capacité à agir efficacement dépendra également du soutien qu'il recevra des institutions mondiales.
Alors que les appels à la réforme se multiplient, la question demeure : jusqu'où ira la communauté internationale pour répondre aux revendications africaines ? Les récents discours à l'ONU pourraient marquer un tournant si ils s'accompagnent d'engagements concrets. Cependant, sans pression continue et sans mobilisation collective des États africains eux-mêmes, il est difficile d'imaginer un changement significatif à court terme.
Dans ce contexte, le rôle du CPS pourrait être déterminant pour construire une « Pax Africana », comme le soutenait le regretté professeur Ali Mazrui. La paix sur le continent ne pourra être atteinte que si les Africains prennent en main leur propre destin et si leurs institutions sont dotées des moyens nécessaires pour agir efficacement.
Amakuru ahambaye yatoranijwe n'abanditsi bacu. Kuva ku wa mbere gushika ku wa gatanu.
Mu kwiyandikisha, wemera politike yacu y'ibanga.