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POLITIQUE

Togo: indignation après les arrestations de deux membres de la dynamique Kpodzro

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou sont toujours retenus, lundi 30 novembre, au service des renseignements et d’investigation criminelle. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer les circonstances dans lesquelles ont été préparées le projet de déstabilisation dont on les accuse, et leurs auteurs. Pendant ce temps, les réactions de condamnation de ces arrestations se multiplient.

Avec notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson va bien, un peu fatiguée mais déterminée ,indique un proche, pendant que les interrogatoires se poursuivent et devront prendre fin ce lundi pour Gérard Yaovi Djossou. Ce dernier, membre de la dynamique Mgr Kpodzro, a été arrêté en plein centre-ville de Lomé dans la soirée du vendredi 27 novembre. Quelques heures plus tard, samedi, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson l’était à son tour.

Cette affaire, selon Me Darius Atsoo, avocats des deux personnes, ne repose sur aucun élément sérieux de fait et de droit. Il interpelle le procureur, dans un communiqué, à garantir une enquête indépendante et impartiale.

L’affaire fait grand bruit dans tous les milieux. Personnalités, partis politiques et société civiles s’en émeuvent. François Boko, ancien ministre de l’Intérieur en exil, demande la libération immédiate de Brigitte Adjamagbo-Johnson, « femme politique qui se bat pacifiquement depuis des décennies pour les droits de l’Homme au Togo », et de tous les prisonniers politiques. La Convention démocratique des peuples africains, dont elle est la secrétaire générale, dénonce le harcèlement d’une actrice qui devient trop gênante dans ses dénonciations et qu’on veut  faire taire à tout prix.

L’Alliance des démocrates pour le développement intégral demande au gouvernement de garantir l’intégrité physique des deux responsables politiques. La dynamique Mgr Kpodzro y voit une manœuvre qui n’a d’autre but que de décapiter le mouvement de contestation. Le Mouvement du 5 octobre exige la libération immédiate de celle qu’il considère comme une prisonnière politique pure et simple.

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