Le président Évariste Ndayishimiye a été investi ce dimanche par le CNDD-FDD comme candidat à la présidentielle de 2027. Cette désignation, largement attendue, illustre la domination persistante du parti sur la scène politique. À l’approche du scrutin, l’opposition peine à se structurer dans un contexte politique contraint. Entre ambitions de développement et critiques sur les libertés publiques, l’échéance s’annonce déterminante.
Le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, a officiellement désigné le président en exercice, Évariste Ndayishimiye, comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en 2027. Une décision attendue, qui confirme la volonté de continuité à la tête de l’État dans un contexte politique largement dominé par la formation au pouvoir.
Réunis en congrès extraordinaire à Gitega ce dimanche, les cadres du CNDD-FDD ont entériné la candidature du chef de l’État, consolidant ainsi sa position de leader incontesté du parti. Depuis son arrivée au pouvoir en 2020, à la suite du décès de Pierre Nkurunziza, Ndayishimiye s’est imposé comme la figure centrale du système politique burundais.
Élu dès le premier tour lors du scrutin de 2020, il reste aujourd’hui le favori pour l’échéance de 2027, dans un paysage politique où l’opposition peine à s’imposer. La Constitution burundaise autorise le président à exercer des mandats de sept ans renouvelables une fois. Dans ce cadre, la candidature de Ndayishimiye pour un second mandat s’inscrit pleinement dans la légalité.
Depuis son accession au pouvoir, le président burundais a tenté d’imprimer une image plus ouverte que celle de son prédécesseur. Certaines mesures, comme la libération de journalistes ou les signaux envoyés à la communauté internationale, ont été perçues comme des gestes d’apaisement.
Cependant, ces efforts restent nuancés par des critiques persistantes d’organisations de défense des droits humains, qui dénoncent des restrictions continues des libertés publiques et un espace politique limité pour les opposants.


