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Le fils du président Museveni, connu pour ses déclarations provocatrices, a revendiqué l'enlèvement de l'avocat Erias Lukwago, suscitant indignation et inquiétude.

Le 15 juin dernier, le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni, a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux en se vantant d'avoir enlevé l'avocat et membre de l'opposition Erias Lukwago. Dans un message posté sur X (anciennement Twitter), il a affirmé : « Fier de toute la douleur et de toute la souffrance que je vais infliger ».
Cette déclaration a immédiatement suscité des réactions outrées tant au niveau national qu'international. Erias Lukwago, ancien maire de Kampala et avocat des droits humains, est une figure emblématique de l'opposition en Ouganda. Son enlèvement, qui aurait eu lieu alors qu'il rentrait chez lui après une réunion à son cabinet d'avocats, a été décrit par ses partisans comme une tentative d'intimidation orchestrée par le régime en place.
Selon des témoins cités par des médias locaux, Lukwago aurait été appréhendé par des hommes armés non identifiés qui l'ont contraint à monter dans un véhicule. Ce dernier n'a pu être joint que quatre heures plus tard, laissant planer un climat de peur parmi les membres de l'opposition et les défenseurs des droits humains.
Les déclarations provocatrices du général Kainerugaba ne sont pas un cas isolé. En décembre 2021, l'écrivain Kakwenza Rukirabashaija avait également été victime d'une arrestation violente après avoir critiqué le fils du président sur les réseaux sociaux. Ce dernier est aujourd'hui réfugié en Allemagne après avoir subi des violences durant sa détention.
Des organisations internationales telles qu'Amnesty International ont dénoncé ces agissements comme une atteinte aux droits fondamentaux et à la liberté d'expression. Dans un communiqué, Amnesty a appelé à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées pour leurs opinions politiques et a exhorté le gouvernement ougandais à mettre fin à la répression systématique des voix dissidentes.
Le général Muhoozi Kainerugaba, qui occupe également des fonctions militaires importantes en tant que commandant des forces terrestres de l'armée ougandaise, est souvent perçu comme un potentiel successeur à son père. Ses actions et ses discours intempestifs soulèvent des questions sur l'avenir politique de l'Ouganda et la consolidation du pouvoir au sein de la famille Museveni.
Alors que le pays se prépare pour les prochaines élections générales prévues en 2026, la tension entre le régime et l'opposition semble s'intensifier. Les incidents récents ne font qu'aggraver un climat déjà tendu où les droits humains sont souvent bafoués au nom de la sécurité nationale.
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