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Le ministre congolais de l'Intégration régionale a rencontré la présidente tanzanienne pour discuter des avancées du protocole de désarmement.

Le 6 octobre 2026, à Dar es Salaam, le ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo (RDC), Floribert Anzuluni, a été reçu par la présidente de la République-Unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan. Accompagné du Haut représentant du chef de l’État congolais, Sumbu Sita Mambuene, Anzuluni a présenté les progrès réalisés par Kinshasa dans le cadre du protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des groupes affiliés.
Cette rencontre s’inscrit dans une série d’échanges diplomatiques menés par le ministre congolais dans plusieurs capitales régionales, dont Lomé, Luanda, Brazzaville, Bujumbura et Entebbe. Selon la cellule de communication du ministère, les discussions ont porté sur les prochaines étapes du processus ainsi que sur la feuille de route pour la mise en œuvre du protocole. Ces échanges sont cruciaux pour respecter les engagements pris par la RDC dans le cadre de l’Accord de paix signé avec le Rwanda, sous l’auspice des États-Unis.
La situation sécuritaire dans l'Est de la RDC reste préoccupante. Les violences persistantes et les accusations mutuelles entre Kinshasa et Kigali entravent la mise en œuvre effective des accords. En juin dernier, lors d'une réunion au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont reconnu les difficultés rencontrées dans l'application des accords et ont appelé les deux parties à respecter leurs engagements. Les populations civiles continuent d'être les principales victimes des hostilités.
L'accord signé à Washington stipule notamment la nécessité de neutraliser les FDLR et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais. Cependant, un an après sa signature, Kinshasa a introduit un protocole spécifique qui suscite des tensions avec Kigali. Ce dernier conteste cette démarche, affirmant que l'accord prévoit uniquement la neutralisation des FDLR.
Kinshasa défend le désarmement volontaire comme une solution durable pour neutraliser les groupes armés et lever les préoccupations sécuritaires invoquées par Kigali. Toutefois, cette approche est contestée par des acteurs régionaux et internationaux qui craignent qu'elle n'aggrave davantage les tensions.
Dans ce contexte complexe, Anzuluni a salué l'engagement de la Tanzanie pour la paix et la stabilité régionale. La Tanzanie joue un rôle clé dans les efforts visant à instaurer une paix durable dans l’Est congolais et dans toute la région des Grands Lacs.
Cette visite fait partie d'une mission diplomatique plus large menée par Anzuluni en tant qu’Envoyé spécial du président Félix Tshisekedi. Kinshasa souhaite tenir ses partenaires informés des avancées réalisées et solliciter leur soutien pour garantir une mise en œuvre complète du Protocole.
Alors que les pressions américaines se font sentir concernant le respect des engagements pris dans le cadre de cet accord, le gouvernement congolais semble déterminé à avancer sur cette voie diplomatique. Reste à savoir si ces efforts seront suffisants pour surmonter les obstacles qui demeurent sur le chemin d'une paix durable en RDC.
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