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Les consultations entre la République démocratique du Congo et Israël sur l'ouverture des ambassades à Kinshasa et Jérusalem stagnent, malgré des promesses répétées.

Trois ans après les premiers engagements diplomatiques, la République démocratique du Congo (RDC) et Israël n'ont pas encore franchi le cap de l'ouverture de leurs ambassades respectives. Selon une déclaration conjointe publiée récemment, les deux pays ont convenu de poursuivre les consultations pour établir une ambassade israélienne à Kinshasa et transférer l'ambassade congolaise de Tel-Aviv à Jérusalem.
Cette annonce fait suite à une rencontre entre le président congolais Félix Tshisekedi et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a eu lieu le 1er septembre à Jérusalem. Dans ce contexte, la déclaration précise que les deux parties continueront leurs échanges diplomatiques pour convenir des modalités de mise en œuvre de ces décisions, bien qu'aucun calendrier n'ait été établi.
Les projets d'ouverture des ambassades avaient déjà été évoqués lors d'une rencontre précédente entre Tshisekedi et Netanyahu en septembre 2023, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. À cette occasion, Netanyahu s'était engagé à rouvrir une ambassade à Kinshasa, tandis que Tshisekedi avait promis de transférer l'ambassade congolaise à Jérusalem une fois la représentation israélienne établie.
Félix Tshisekedi a relancé le rapprochement avec Israël en mars 2020 lors d'une conférence à Washington. Il avait alors annoncé la nomination d'un ambassadeur congolais auprès d'Israël, après plus de vingt ans sans représentation diplomatique. Ce rapprochement s'est intensifié avec la visite d'Isaac Herzog à Kinshasa en novembre 2025, marquant la première visite d'un président israélien en RDC depuis quarante ans.
Les discussions entre les deux pays ne se limitent pas à l'ouverture des ambassades. Lors de leur dernière rencontre, Tshisekedi et Herzog ont abordé divers sujets tels que la sécurité, la défense, l'agriculture et les technologies. Cependant, aucun contrat précis ni engagement financier n'a été annoncé publiquement.
La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait signé plusieurs mémorandums d'entente avec Israël en juillet dernier, mais le contenu détaillé de ces accords reste inconnu. Une délégation congolaise conduite par le ministre de l'Emploi et du Travail s'était également rendue en Israël pour discuter de sujets liés à l'emploi des jeunes et à la formation professionnelle.
La situation sécuritaire dans l'est de la RDC complique davantage ce rapprochement. Le pays est en proie à des conflits armés depuis plusieurs décennies, notamment avec la rébellion du groupe AFC/M23 soutenue par le Rwanda. Cette instabilité pourrait influencer les priorités diplomatiques de Kinshasa.
Malgré ces défis internes, Tshisekedi a exprimé sa volonté de renforcer les relations avec Israël, notamment dans les domaines économiques et technologiques. Toutefois, le retard pris dans la mise en œuvre des engagements diplomatiques soulève des questions sur la réelle intention des deux parties.
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