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Les militants Sefu Anjisina, Kambale Odo et Paluku Kamate ont été relâchés, suscitant des réactions au sein de la société civile.

Trois militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), Sefu Anjisina Abdul Olivier, Kambale Odo Jackson et Paluku Kamate Joachim, ont été libérés le 9 mai 2026 à Bunia, en Ituri. Leur détention a duré plus de deux mois, période durant laquelle ils ont été accusés d'« incitation à la révolte » et d'« outrage à la cour ». Ces accusations ont soulevé des inquiétudes parmi les défenseurs des droits de l'homme.
Selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux par la LUCHA, les trois militants ont été arrêtés le 13 mars après avoir organisé une marche pacifique pour revendiquer l'accès à l'eau potable pour les populations de Bunia. Cette action citoyenne s'inscrit dans un contexte où l'accès à des ressources essentielles demeure un enjeu majeur dans la région.
La LUCHA a qualifié leur détention de « verrouillage délibéré et insensé de leur liberté » afin d'étouffer leurs revendications légitimes. Ce mouvement a souvent été en première ligne pour défendre les droits civiques et sociaux en République Démocratique du Congo (RDC). Des précédents rapports indiquent que la répression des voix dissidentes est devenue fréquente dans cette région troublée par des conflits armés et une instabilité politique persistante.
Des organisations internationales, telles que Human Rights Watch, ont également dénoncé l'utilisation abusif de la justice militaire contre les militants de la LUCHA. En avril 2022, HRW a accusé les autorités militaires d'utiliser l'état de siège pour réprimer toute critique pacifique. Cette situation soulève des questions sur l'état des droits humains en RDC, où les militants sont souvent confrontés à des accusations infondées.
Le retour récent des militants a été accueilli avec soulagement par leurs partisans. « Nos camarades ont enduré une épreuve difficile mais leur détermination reste intacte », a déclaré un membre de la LUCHA. Ce retour pourrait également raviver les discussions sur les droits civiques et la nécessité d'un dialogue constructif entre les autorités et les mouvements citoyens.
Malgré leur libération, le climat d'inquiétude persiste autour des arrestations arbitraires et de la répression exercée contre ceux qui osent contester le statu quo en RDC. Les militants de la LUCHA continuent d'appeler à une mobilisation pour défendre leurs droits et ceux des populations vulnérables.
Alors que Bunia reste un épicentre de tensions sociales et politiques, la situation actuelle souligne l'importance d'une vigilance constante et d'un engagement collectif pour garantir les libertés fondamentales en République Démocratique du Congo.
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