Préparation de l'article…
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
L'organisation Human Rights Watch appelle à une mobilisation urgente face aux abus documentés dans l'est de la République démocratique du Congo, après son rapport sur l'occupation de Uvira par l'AFC/M23.

À Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), le directeur exécutif de Human Rights Watch (HRW), Philippe Bolopion, a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle réagisse aux violations des droits humains. Ce cri d'alarme fait suite à la publication d'un rapport détaillant les exactions commises par le mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et ses alliés rwandais.
Le rapport de HRW, rendu public le 14 mai 2026, met en lumière la situation alarmante sur le terrain. Alors que l'AFC/M23 a récemment occupé plusieurs localités de la plaine de Ruzizi et des hauts plateaux du Sud-Kivu, des témoignages recueillis indiquent des abus graves tels que des détentions arbitraires et des actes de torture. L'organisation a documenté plus d'une centaine d'interviews avec des victimes et des témoins pour étayer ses accusations.
Philippe Bolopion a déclaré : « Les autorités congolaises doivent respecter la liberté d’expression, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires, et garantir l’obligation de rendre des comptes pour les abus ». Ces recommandations s'adressent non seulement aux autorités locales mais également aux acteurs internationaux, notamment le Rwanda, accusé de soutenir militairement le M23.
Ce dernier ne cache pas sa volonté de se débarrasser du régime actuel en RDC. Dans un climat déjà tendu, l'appel de HRW intervient alors que les forces gouvernementales peinent à rétablir l'ordre dans une région en proie à l'insécurité chronique. En octobre 2021, il avait été noté que plus de 90% des abus documentés se produisaient dans les zones de conflit armé. Les exécutions sommaires et extrajudiciaires demeurent préoccupantes malgré une baisse générale des abus signalés.
Le contexte politique en RDC est marqué par une répression croissante envers ceux qui osent critiquer le pouvoir en place. Des organisations comme HRW continuent de surveiller de près les actions du gouvernement congolais, qui a été accusé d'intensifier sa répression contre toute forme d'opposition pacifique depuis l'état de siège proclamé en janvier 2022.
Pour Philippe Bolopion, il est crucial que la communauté internationale prenne conscience de cette réalité alarmante afin d'agir rapidement. La situation à Uvira n'est qu'un reflet plus large des défis auxquels sont confrontés les droits humains en RDC, où les abus continuent d'être monnaie courante.
Notre sélection des informations essentielles. Du lundi au vendredi.
En vous inscrivant, vous acceptez notre politique de confidentialité.



