Préparation de l'article…
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
Human Rights Watch exhorte Kigali à suspendre et poursuivre les hauts gradés de l'armée rwandaise impliqués dans les violences à Uvira, en République démocratique du Congo.

Dans un rapport publié le 14 mai 2026, Human Rights Watch (HRW) accuse les rebelles du M23 et des forces rwandaises d'avoir commis des exactions graves à Uvira, une ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Ces abus incluent des exécutions sommaires, des viols et des enlèvements, survenus durant une occupation prolongée de la ville.
Selon HRW, cette période d'occupation a été marquée par des actes de violence extrême. L'organisation cite le cas de Jonathan Niya Papa Theogene, âgé de 45 ans, tué par les rebelles le 29 avril 2026. Son corps a été retrouvé décapité près d'une position militaire du M23 dans le quartier Kawele. D'autres victimes ont été exécutées pour des motifs jugés futiles par les occupants.
Les témoignages recueillis par HRW révèlent une atmosphère de terreur parmi la population locale. Des résidents ont rapporté que les rebelles avaient établi un climat d'impunité, où toute forme de résistance ou de dénonciation était sévèrement réprimée. Ces abus sont survenus alors que la région fait face à une instabilité chronique exacerbée par la présence continue du M23.
Face à ces allégations, HRW appelle le gouvernement rwandais à prendre des mesures concrètes. L'organisation demande notamment que Kigali suspende immédiatement tout haut gradé de l'armée impliqué dans ces actes et qu'il engage des poursuites judiciaires contre eux. Cette demande s'inscrit dans un cadre plus large qui vise à garantir le respect du droit international humanitaire lors des opérations militaires en RDC.
La situation sécuritaire dans l'est de la RDC demeure volatile. Les tensions entre les groupes armés, soutenus parfois par des États voisins comme le Rwanda, continuent d'engendrer des violations massives des droits humains. Les appels internationaux pour mettre fin à cette dynamique violente se multiplient, mais restent souvent sans effet tangible sur le terrain.
Notre sélection des informations essentielles. Du lundi au vendredi.
En vous inscrivant, vous acceptez notre politique de confidentialité.



