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Guinée: publication d’un décret instaurant un «dialogue politique et social»

En Guinée, les autorités ont publié, mercredi 27 janvier au soir, un décret instaurant un « dialogue politique et social » entre acteurs institutionnels, politiques et sociaux. Un geste qui intervient dans un climat politique crispé en raison notamment de l’interpellation de près de 400 personnes au lendemain de l’élection présidentielle tendue d’octobre 2020.

Il s’agit d’une « plateforme » d’échange qui devrait organiser des « plénières thématiques », chargées ensuite, de rendre un rapport. Cette plateforme est présidée par le Premier ministre. Le secrétariat permanent de cette plateforme comprend notamment deux représentants de l’opposition, deux personnalités de la majorité ainsi que de la société civile et du gouvernement.

Réponse 

La publication de ce décret sonne comme une réponse aux multiples demandes de décrispation du climat politique, émises par les partenaires internationaux. A l’image du président français, Emmanuel Macron, qui dans sa lettre du 30 novembre à Alpha Condé, avait cité la « réconciliation » comme l’un des chantiers majeur de ce troisième mandat.

Seulement, dans l’immédiat, ce décret suscite peu d’enthousiasme au sein de l’opposition, qui redoute que les questions importantes – comme la composition de la Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale ou de la Commission électorale – ne soient éludées de ce cadre jugé « trop large ». Un cadre de dialogue, qui ne sera pas piloté par « une instance indépendante mais par le Premier ministre », relève, sceptique, un observateur de la vie politique.

« Actes concrets »

« Il faut aller à des actes concrets, suggère un militant des droits de l’homme, car le opposants sont persécutés » et en parallèle, poursuit cette source, « l’ensemble des ministres ont été systématiquement reconduits », malgré les promesses d’ouverture.

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