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Guinée: des dossiers importants au menu de la session ordinaire de l’Assemblée

En Guinée, la session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte vendredi 5 avril. Après bien des hésitations, des partis d’opposition comme l’UFDG de Cellou Dallein Diallo, qui remet en cause la légitimité de la prorogation du mandat des députés par décret présidentiel, a finalement décidé de siéger « jusqu’à nouvel ordre ». Des projets importants doivent être soumis aux députés et l’opposition veut participer aux débats.

Lors de cette session, un projet d’amendement du code électoral sera soumis aux députés. Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle le confirme. Il s’agit selon lui d’introduire, par exemple, les nouvelles technologies pour la collecte et la transmission des résultats des élections.

L’opposition soupçonne le pouvoir de vouloir modifier également le mode de désignation des chefs de quartiers. A Conakry par exemple, le pouvoir a perdu la majorité des quartiers et, à l’heure qu’il est, ils ne sont toujours pas installés. « On peut trouver une formule médiane. Les quartiers ne doivent pas être politisés », explique Damaro Camara.

Le président du groupe parlementaire du RPG-Arc-en-ciel confirme par ailleurs qu’une loi sur le financement des partis politiques devrait être également introduite.

Révision de la Constitution ?

Quant à la très sensible question de la révision constitutionnelle qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer un 3e mandat s’il le souhaite, « nous ferons ce que nous pourrons pour faire barrage à ce projet insensé et c’est surtout pour cela que nous avons décidé de ne pas boycotter cette session ordinaire », a déclaré l’opposant Fodé Oussou Fofana, président du groupe UFDG.

« Pour le moment, nous ne sommes saisis d’aucun projet de révision de la Constitution », affirme de son côté Damaro Camara. « Sur cette question, no comment », ajoute, laconique, Cheick Sako le ministre de la Justice.

Code civil

Autre texte qui sera examiné par les députés : le Code civil pourtant adopté lors de la dernière session ordinaire du mois d’octobre. Mais le texte prévoyait une forme de légalisation de la polygamie. Le chef de l’État a refusé de le promulguer et demandé une seconde lecture.

Par ailleurs, le chef du Bloc libéral, Faya Millimouno, est venu manifester vendredi avec ses partisans devant le siège de l’Assemblée nationale, pour empêcher les députés « périmés », selon lui, de siéger pour cette première session parlementaire depuis cette prorogation. Il a été interpellé avec une quinzaine de ses camarades, conduits avec lui à la Direction de la police judiciaire où ils étaient encore détenus en début de soirée.

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