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L’ONG Irri accuse la Tanzanie de faire pression sur les réfugiés burundais

La Tanzanie harcèle les réfugiés burundais dans l’espoir qu’ils rentrent chez eux, selon International refugee rights initiative (Irri), l'une des rares ONG présentes dans les camps de réfugiés burundais en Tanzanie.

Dans un rapport, International Refugee Rights Initiative dénonce les pressions que subissent les réfugiés pour les obliger à quitter la Tanzanie. Environ 59 000 Burundais sont rentrés de Tanzanie depuis 2017.

« Une des réfugiés qui est retournée nous a dit qu’elle avait été arrêtée par les autorités tanzaniennes en dehors du camp de réfugiés, et qu’elle était dans un cachot pour plusieurs journées juste pour avoir été attrapée en dehors des camps, affirme Thijs Van Laer, l’un des auteurs du rapport. Donc souvent, des gens cherchent du bois pour le chauffage ou cherchent des petits boulots en dehors du camp, mais il y a toujours ces risques. »

« Insuffisance humanitaire »

Quelques dizaines de milliers de réfugiés burundais sont déjà rentrés chez eux. Une situation qui peut s'expliquer en partie par leurs conditions de vie qui se sont largement dégradées en Tanzanie, ajoute Thijs Van Laer :

« Ces 60 000 personnes qui sont déjà rentrées au Burundi, ce sont des gens qui ont presque tous cité les conditions dans les camps comme raison principale pour eux de rentrer. C'était les abus, mais aussi l’insuffisance humanitaire dans les camps qui les a poussés de rentrer parce qu’ils voyaient que la vie était tellement difficile en Tanzanie pour eux. Donc ils ont préféré rentrer au Burundi. »

Près de 347 000 Burundais vivent encore en exil par suite de la crise provoquée par la décision du président Pierre Nkurunziza de modifier la Constitution pour rester au pouvoir.

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