À Uvira, la clôture du mois des droits des femmes a réuni autorités et société civile autour de la promotion de l’égalité. Les échanges ont insisté sur la lutte contre les violences sexuelles et le renforcement de la protection des survivantes. Les intervenants ont appelé à intensifier les actions contre les violences basées sur le genre.
La province du Sud-Kivu a officiellement mis fin, ce vendredi, au mois dédié à la promotion des droits des femmes, traditionnellement célébré autour du 8 mars. À Uvira, la cérémonie de clôture s’est tenue à la mairie, sous l’égide de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, en partenariat avec plusieurs organisations nationales et internationales.
L’événement a rassemblé autorités provinciales et urbaines, acteurs de la société civile ainsi que de nombreuses femmes venues de diverses communautés. Les discussions ont essentiellement porté sur la promotion des droits des femmes et des filles, ainsi que sur la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, un fléau de plus en plus alarmant dans la province.
La cheffe de division du Genre, Famille et Enfant a rassuré les participants en annonçant que des mesures concrètes sont déjà en cours combinant la sensibilisation accrue, prise en charge des survivantes et renforcement des mécanismes de protection. Dans son discours, Joséphine Kasabantu Ponga a salué l’engagement des autorités tout en exhortant les organisations de la société civile à redoubler d’efforts dans la lutte contre les violences basées sur le genre, afin d’assurer une meilleure protection des femmes et des filles.
Au-delà des interventions, un geste hautement symbolique a marqué cette clôture : trois arbres ont été plantés par des femmes issues de différentes communautés, en signe de paix et de cohabitation harmonieuse. Initiée par le Bureau Genre, Famille et Enfant, cette action se veut un message d’espoir dans une région régulièrement éprouvée par les crises.
Les organisatrices ont ainsi voulu rappeler le rôle pivotal des femmes dans la consolidation de la paix et la reconstruction du tissu social. Pour Marie Mithila Ponga, cheffe de bureau Genre, Famille et Enfant à Uvira, « il est essentiel que les femmes renforcent leur solidarité pour favoriser le retour de la cohésion sociale dans cette entité fragilisée par les conflits ».
De son côté, Roger Mugisho, conseiller du gouverneur, a réaffirmé l’engagement de l’exécutif provincial à soutenir toutes les initiatives en faveur des droits des femmes. Il s’est engagé à relayer fidèlement les préoccupations exprimées auprès de sa hiérarchie pour des actions concrètes.
Par cette combinaison de plaidoyer institutionnel et de symbole fort, la clôture du mois des droits des femmes à Uvira rappelle l’importance de maintenir la mobilisation pour bâtir une société plus juste, équitable et pacifique au Sud-Kivu.
Joséphine Mungubi


