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La communauté des réfugiés congolais banyamulenge, qui se comptent par milliers, se plaint d’être victime d’une véritable chasse à l’homme depuis une dizaine de jours. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a lancé une véritable campagne contre ceux qui vivent dans des villes alors qu’ils devraient être…

Ce jour-là, le porte-parole du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Pierre Nkurikiye, présente à la presse une soixantaine de réfugiés congolais banyamulenge, arrêtés dans la capitale Gitega, alors qu’ils devraient être, explique-t-il, dans un des camps de réfugiés. Ce qui les rend « suspects » dit-il, avant d’en appeler « au patriotisme » des Burundais.
« Ces étrangers qu’on voit de plus en plus dans les villes ou ailleurs sont faciles à repérer. Beaucoup parlent le kinyarwanda comme ceux-ci. Si vous entendez quelqu’un parler le kinyarwanda ou une autre langue qui n’est pas le kirundi, prévenez l’administration et les services de sécurité pour qu’ils lui demandent ce qu’il fait là. »
Depuis ce discours, plus de 150 réfugiés congolais rwandophones ont été arrêtés les uns à la suite des autres dans plusieurs localités du pays, gardés en détention un ou deux jours avant d’être renvoyés dans les camps pour certains. Mais une trentaine étaient toujours détenus à Bujumbura hier à la mi-journée, selon des sources concordantes. Un membre de cette communauté qui dit craindre pour sa sécurité, a dénoncé sous anonymat « une véritable chasse à l’homme ».
Hier, le ministère de l’Intérieur semble avoir rétropédalé devant le tollé suscité par ces propos. Il a annoncé dans un tweet que son « porte-parole n’a jamais appelé à la chasse des gens qui parlent kinyarwanda ».
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