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La première session du Comité de pilotage du Projet de Transformation Numérique a réuni plusieurs composantes du Gouvernement autour d’un même objectif : améliorer la coordination nécessaire à l’exécution des différents chantiers. La validation du PTBA 2026, l’examen des difficultés rencontrées et la définition des priorités pour 2027 ont notamment structuré les travaux.

La transformation numérique de la République démocratique du Congo entre dans une phase où la coordination entre les différentes administrations devient un enjeu central de mise en œuvre. Réunis jeudi à Kinshasa dans le cadre de la première session du Comité de pilotage du PTN, plusieurs membres du Gouvernement et responsables d’institutions publiques ont examiné les conditions permettant d’accélérer les activités conduites dans les différentes composantes du projet.
La réunion a rassemblé des représentants de plusieurs secteurs directement concernés par le PTN. Formation professionnelle, enseignement supérieur, finances, intérieur et PME étaient notamment représentés, aux côtés de la Présidence de la République, de la Primature, de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo et de l’Agence de Développement du Numérique. Pour le Gouvernement, cette diversité répond à la nature même du projet : plusieurs de ses activités nécessitent des décisions coordonnées entre des institutions dont les compétences sont différentes mais complémentaires.
D’après les informations communiquées à notre rédaction, les membres du Comité ont d’abord validé le PTBA 2026 avant de passer en revue les différentes activités. Les résultats déjà obtenus, les écarts avec les prévisions et les contraintes nécessitant une décision au niveau gouvernemental ont été examinés. La réunion a également permis de préciser les responsabilités institutionnelles et les priorités qui doivent guider le projet au cours de la prochaine période.
Le ministre des Postes et Télécommunications, qui préside le COPIL, a placé cette coordination au cœur du dispositif. Dans son intervention, il a estimé que la transformation numérique ne pourrait devenir tangible pour les citoyens et les entreprises sans « une coordination interministérielle renforcée ». Le Gouvernement veut ainsi faire du Comité de pilotage un espace où les questions qui ralentissent l’exécution peuvent être directement portées devant les administrations capables de les résoudre.
Cette organisation complète le travail réalisé par l’UGPTN. L’Unité de gestion conserve la responsabilité de l’exécution quotidienne du projet, mais dispose désormais, avec le COPIL, d’un niveau d’arbitrage gouvernemental destiné à faciliter les décisions qui dépassent son champ d’intervention. Noël Litanga, Coordonnateur de l’UGPTN, a indiqué que les échanges avaient précisément porté sur l’évolution des composantes, les difficultés rencontrées et « comment le Comité de pilotage pourrait apporter un plus » afin d’améliorer les résultats.
L’orientation retenue est donc celle d’une responsabilité partagée : à l’UGPTN la conduite opérationnelle et le suivi des activités ; au Gouvernement la responsabilité de créer les conditions institutionnelles
nécessaires à leur réalisation lorsque celles-ci nécessitent plusieurs ministères ou des arbitrages de niveau supérieur. Le relevé de conclusions adopté à l’issue de la session doit permettre d’organiser cette articulation entre l’Unité de gestion, le Comité technique et les administrations sectorielles.
Pour la suite, l’efficacité du dispositif se mesurera surtout à la capacité du Gouvernement à maintenir cette coordination au-delà des réunions formelles et à lever, au fur et à mesure, les contraintes qui ralentissent l’exécution des activités du Projet de Transformation Numérique.
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