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Lors d'une récente séance du Conseil de sécurité de l'ONU, le Royaume-Uni a exprimé son inquiétude face à l'augmentation des violences sexuelles liées aux conflits, notamment en République démocratique du Congo.

Les violences sexuelles liées aux conflits ont plus que doublé en un an, atteignant un niveau alarmant, selon une déclaration faite par la représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU, Pramila Patten. Ce fléau touche particulièrement la République démocratique du Congo (RDC), où les femmes continuent d'être victimes de ces actes dans un contexte marqué par l'activisme des groupes armés.
Lors de la 10190e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies, consacrée au thème « Les femmes, la paix et la sécurité », la Première ministre congolaise Judith Suminwa Tuluka a présidé une discussion sur cette problématique. Le Royaume-Uni, représenté par l'ambassadrice Kate Foster, a exprimé son indignation face à cette recrudescence des violences sexuelles dans le monde entier.
Kate Foster a souligné que ces violences ne sont ni inévitables ni inéluctables. « Elles peuvent être évitées et faire l'objet de poursuites judiciaires », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé le rôle crucial de l'ONU dans la documentation et la vérification de ces crimes, affirmant que cela est essentiel pour garantir que les responsables rendent des comptes.
Le Royaume-Uni a mis en avant son engagement envers la lutte contre les violences sexuelles en période de conflit, une priorité de sa politique étrangère depuis le lancement de l'Initiative pour la prévention des violences sexuelles il y a plus d'une décennie. Cette initiative aurait permis d'apporter une assistance à plus de 55 000 survivantes au cours de l'année écoulée.
La situation en République démocratique du Congo
En RDC, particulièrement dans les zones orientales du pays, les femmes sont confrontées à une violence systématique exacerbée par l'activisme des groupes armés locaux et étrangers. L'agression rwandaise via la rébellion de l'AFC/M23 aggrave encore cette situation humanitaire déjà critique.
Des initiatives diplomatiques visant à mettre fin à cette crise peinent à produire des résultats concrets. Bien que des avancées politiques soient régulièrement annoncées, la réalité sur le terrain reste préoccupante avec des affrontements persistants entre différents acteurs armés.
L'ambassadrice Kate Foster a appelé à une « urgence renouvelée » dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits. Elle a insisté sur le fait que la responsabilisation est possible lorsque existe une volonté politique et un soutien international constant.
Cette situation met en lumière non seulement les défis auxquels font face les femmes en temps de conflit, mais aussi l'importance d'une coopération internationale renforcée pour lutter contre ces crimes et soutenir les survivantes. Alors que le monde fait face à une flambée des violences sexuelles liées aux conflits, il est impératif que les acteurs internationaux unissent leurs efforts pour mettre fin à cette impunité persistante.
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