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Le gouvernement malien est parvenu de justesse mardi soir à un accord avec un collectif qui bloquait depuis vendredi la route nationale numéro 3 qui mène de Kayes, dans l’Ouest, à Bamako, pour exiger la reconstruction du tronçon dégradé. Bamako a accepté de commencer les travaux dans trois semaines. En…

Des civils, membres du mouvement de contestation, jouent aux policiers en faisant dévier de l’artère principale des véhicules et engins à deux roues. « Les barricades sont là et ça demeurera là jusqu’à satisfaction totale ».
Le comité de crise qui bloque la circulation pour obtenir des routes praticables est au poste de péage de Kati. « C’est à cause de notre route qu’on est là. On défend notre droit, notre cause », nous explique t-on.
Sur les deux voies, plus d’un millier de camions chargés, notamment de carburant et de vivres, tous bloqués. Les chauffeurs des camions n’en peuvent plus.
« Nous, on fait Bamako-Nioro, c’est coupé carrément ! C’est désolant !», témoigne un chauffeur. « Vraiment c’est difficile. Même pour aller chercher à manger, c’est compliqué ! », nous raconte un autre.
Les transports en commun sont également paralysés. Une dame, trois valises à côté d’elle, témoigne :
« Là on va marcher. On a déjà marché quinze kilomètres, il reste encore quinze kilomètres… »
Le poste de péage de Kati rapporte chaque jour, en termes de recettes, environ 2 milliards de francs Cfa à l’État malien. Les jours de grève ont causé un important manque à gagner au budget de l’État.
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