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Le mouvement Ensemble pour la République accuse le président Félix Tshisekedi de risquer des poursuites pour haute trahison en cas de modification de la Constitution.

En République Démocratique du Congo, le parti d'opposition Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a exprimé ses inquiétudes quant à la volonté du président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution du 18 février 2006. Selon le député provincial Delly Sesanga, cette initiative pourrait entraîner des poursuites judiciaires pour haute trahison.
« Le chef de l’État a prêté un serment constitutionnel solennel qu’il a obligation d’honorer », a déclaré Sesanga lors d'une intervention médiatique. Il souligne que toute tentative de changement constitutionnel serait une violation directe des engagements pris par Tshisekedi à son investiture. Cette déclaration intervient alors que les consultations nationales menées par le président se poursuivent depuis plusieurs semaines sans annonce claire sur le sujet.
Le député a également rappelé que la Constitution actuelle demeure en vigueur et que le pays est déjà marqué par une crise sécuritaire majeure dans l'est, aggravée par les tensions avec la communauté internationale. « Changer la Constitution au moment où plus de 20 millions des Congolais sont déplacés à cause de l’insécurité dans l’est du pays constituerait pour nous un acte de haute trahison », a-t-il insisté.
Cette mise en garde s'inscrit dans un contexte politique tendu en RDC, où les tensions entre le pouvoir et l'opposition se sont intensifiées ces dernières années. Dans un précédent reportage, LE JOURNAL.AFRICA avait évoqué les tentatives du FCC (Front Commun pour le Congo) de débaucher des députés pro-Tshisekedi, ce qui témoigne d'une instabilité politique persistante.
Les critiques à l'encontre de Tshisekedi ne se limitent pas à ses ambitions constitutionnelles. D'autres membres de l'opposition ont également soulevé des préoccupations concernant sa gestion des affaires publiques et son engagement envers l'indépendance judiciaire, comme l'a rapporté Al Jazeera dans une analyse récente.
Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si Tshisekedi poursuivra son projet de réforme constitutionnelle malgré les avertissements croissants. Les réactions au sein de l'opposition pourraient influencer non seulement la stabilité politique du pays, mais aussi la perception internationale de son gouvernement.
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