Préparation de l'article…
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
Si l'article doit être traduit, cela peut prendre quelques secondes.
La police déploie des mesures de sécurité renforcées à Kinshasa alors que l'opposition appelle à une journée « ville morte » contre le projet de révision constitutionnelle.

Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, se prépare à une journée « ville morte » annoncée par la plateforme politique C64. Cette initiative vise à protester contre un projet de révision constitutionnelle jugé inacceptable par l'opposition. Le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) a présidé, jeudi 28 mai, une réunion stratégique pour mettre en place des mesures sécuritaires adaptées.
Les forces de l'ordre seront déployées dans toute la ville pour assurer la sécurité des citoyens et maintenir l'ordre public. Selon le commissaire provincial, « toute tentative de marche ou de trouble à l'ordre public sera étouffée ». Il a également invité les habitants de Kinshasa à vaquer tranquillement à leurs occupations, indiquant que le mot d'ordre d'une journée « ville morte » ne serait pas respecté.
« La présence policière sera efficace », a-t-il assuré lors d'une interview accordée depuis son bureau au quartier général des opérations spéciales. Ce déploiement survient dans un contexte politique tendu, où l'opposition accuse le président Félix Tshisekedi d'aggraver les tensions avec ses projets controversés.
La notion de « ville morte » n'est pas nouvelle en RDC. Elle a été utilisée à plusieurs reprises par des mouvements sociaux et politiques pour exprimer leur mécontentement face aux décisions gouvernementales. Des précédents reportages ont montré que ces journées peuvent parfois dégénérer en manifestations violentes, comme cela a été observé à Goma en décembre dernier, où des violences ont éclaté lors d'une journée similaire.
Les observateurs s'interrogent sur l'impact réel de cette nouvelle mobilisation. Les dernières journées « ville morte » n'ont pas toujours réussi à atteindre leurs objectifs, souvent confrontées à une forte répression policière. Toutefois, l'opposition semble déterminée à faire entendre sa voix face à ce qu'elle considère comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.
Alors que les tensions politiques continuent de monter, la situation à Kinshasa pourrait évoluer rapidement. Les habitants restent attentifs aux développements et aux réactions des autorités face à cette nouvelle vague de contestation.
Notre sélection des informations essentielles. Du lundi au vendredi.
En vous inscrivant, vous acceptez notre politique de confidentialité.