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La présidente nationale de l’UNAFEC, Mireille Masangu Bibi Muloko, rejette l'initiative signée le 8 août à Lubumbashi, affirmant qu'elle n'a pas mandaté de représentant pour y participer.

Le 8 août dernier, plusieurs partis politiques et acteurs sociaux se sont réunis à Lubumbashi pour signer un acte de vivre-ensemble, une initiative présentée comme un moyen de favoriser la réconciliation dans la région. Cependant, l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), dirigée par la députée Mireille Masangu Bibi Muloko, a rapidement fait savoir qu'elle ne se reconnaissait pas dans cette démarche.
Dans une déclaration faite après la signature de cet acte, Mireille Masangu a fermement rejeté toute tentative d'associer son parti à cette initiative. Elle a souligné que l'UNAFEC n'avait mandé aucun représentant pour participer à cette cérémonie, dénonçant ainsi l'utilisation abusive du nom de son organisation.
Une contestation claire« L’UNAFEC dirigée par Mireille Bibi Masangu, reconnue dans toutes les institutions en République démocratique du Congo, n’existe pas dans cette plateforme », a-t-elle déclaré. Cette affirmation met en lumière les tensions internes au sein des partis politiques congolais, où les luttes pour le pouvoir et la reconnaissance sont fréquentes.
Mireille Masangu a également précisé que Jean-Ladislas Umba Lungange, présenté comme représentant de l’UNAFEC lors de la signature, est un dissident qui ne possède pas la légitimité pour engager le parti. Cette situation illustre les divisions qui existent au sein même des formations politiques en RDC.
Appel à la régularitéLa présidente de l’UNAFEC a appelé le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur à prendre ses responsabilités afin d'assurer le respect des lois régissant les partis politiques en République démocratique du Congo. Elle a insisté sur le fait que l'utilisation du nom de l’UNAFEC sans autorisation constitue une violation des règles encadrant le fonctionnement des partis.
« Utiliser abusivement le nom de l’UNAFEC, c’est violer les règles des partis politiques en RDC », a-t-elle ajouté. Cette déclaration souligne non seulement son attachement à la légitimité politique mais aussi son désir de maintenir une certaine intégrité au sein de son parti.
Tensions historiquesLes tensions au sein des partis politiques en RDC ne sont pas nouvelles. Dans nos colonnes, nous avions déjà évoqué les luttes internes au sein d'autres formations politiques, comme le Front commun pour le Congo (FCC) ou encore l'Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC-A). Ces conflits internes témoignent d'une dynamique politique complexe où les alliances et les rivalités sont souvent influencées par des intérêts personnels et des ambitions individuelles.
Le contexte politique actuel en République démocratique du Congo est marqué par une instabilité persistante et une méfiance croissante envers les acteurs politiques. Les initiatives comme celle du vivre-ensemble peuvent être perçues comme des tentatives légitimes d'avancer vers la paix, mais elles sont également sujettes à des contestations lorsque leur légitimité est remise en question.
L'avenir incertainAlors que l'UNAFEC se positionne fermement contre cette initiative, il reste à voir comment cela affectera sa réputation et sa capacité à mobiliser ses membres. Les divisions internes pourraient affaiblir sa position sur la scène politique nationale et réduire son influence dans un pays où la cohésion interne est cruciale pour faire face aux nombreux défis socio-économiques.
En fin de compte, cette situation met en exergue non seulement les luttes internes au sein des partis politiques congolais mais aussi les défis plus larges auxquels fait face la République démocratique du Congo dans sa quête pour un avenir pacifique et stable.
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