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Le président de l'Alliance des Forces Démocratiques du Congo, Modeste Bahati Lukwebo, s'exprime sur les tensions au sein de son parti, accusant un groupe de frondeurs de tenter de s'approprier la formation politique.

Dans un climat politique déjà tendu en République Démocratique du Congo (RDC), le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), a exprimé son indignation face aux manœuvres qu'il qualifie d'usurpation au sein de son propre parti. Dans un message adressé à Mandungu Bula, conseiller privé du président Félix Tshisekedi, Bahati accuse ce dernier d'agir contre ses intérêts et ceux de l'AFDC.
« Je résisterai jusqu'à la dernière goutte de mon sang pour défendre mes droits et notre propriété », a-t-il affirmé, soulignant les sacrifices qu'il a consentis pour bâtir l'AFDC. Il rappelle que chaque formation politique est inextricablement liée à son fondateur, citant des exemples emblématiques tels que l'UDPS avec Félix Tshisekedi et le MLC avec Jean-Pierre Bemba.
Les tensions au sein de l'AFDC ne sont pas nouvelles. Bahati Lukwebo vise particulièrement un groupe de membres qu'il qualifie de « frondeurs », dont Otto Bahizi et Munyomo. Selon lui, ces individus cherchent à s'approprier le patrimoine politique du parti, qui compte environ 450 fondateurs. Cette situation expose les fractures internes qui pourraient miner la cohésion du parti alors que la RDC se prépare pour des élections cruciales.
Bahati a également évoqué un précédent conflit au sein du FCC (Front Commun pour le Congo) où des prétendants sans légitimité avaient été exclus. Cette comparaison vise à renforcer sa position en montrant que même dans d'autres formations politiques, les tentatives d'usurpation ont été reconnues et sanctionnées.
L'héritage politique en jeu
Le sénateur a mis en avant l'héritage et la continuité qu'il représente pour l'AFDC. « L'opinion publique continuera d'associer chaque parti à son fondateur historique », a-t-il déclaré, évoquant les liens indéfectibles qui unissent les partis à leurs créateurs. Cette assertion pourrait être perçue comme une tentative de galvaniser le soutien populaire face aux dissensions internes.
En outre, il a exprimé sa surprise quant à la détérioration de ses relations avec Mandungu Bula, qu'il connaissait bien personnellement. Ce hiatus personnel pourrait refléter des tensions plus larges au sein des alliances politiques en RDC.
La situation actuelle doit être replacée dans un contexte politique plus large où la RDC fait face à des défis multiples, allant des crises sécuritaires dans l'est du pays aux tensions politiques entre les différentes factions. Les récentes élections ont également exacerbé les rivalités internes, notamment au sein du FCC et entre ses alliés.
Avec les élections générales prévues prochainement en RDC, la stabilité interne des partis comme l'AFDC sera cruciale pour naviguer dans ce paysage politique tumultueux. Les luttes de pouvoir au sein même des partis pourraient avoir des répercussions significatives sur les résultats électoraux et sur la gouvernance future du pays.
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