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Des activités clandestines et subversives auraient été organisées par le député Mitono à Butembo, selon le gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général major Evariste Kakule Somo, a alerté les services de renseignement sur des activités qu'il qualifie de « clandestines et subversives » impliquant le député national Crispin Mbindule Mitono, en lien avec un groupe armé à Butembo. Cette déclaration a été faite lors d'une conférence de presse organisée le mardi 12 mai 2026.
Selon les informations fournies par le gouverneur, des événements se sont déroulés au début du mois de mai où Mbindule Mitono aurait pris la parole successivement à cinq reprises. Il aurait prononcé des discours aux côtés du chef d'état-major de la coalition Onppd-FCC, qui exerce une forte influence au sein du Conseil provincial de sécurité (CPS) de Butembo.
Le gouverneur a également précisé que ces activités étaient réservées aux membres du parti politique Union sacrée, qui soutient les actions du président Félix Tshisekedi. En conséquence, il a demandé aux forces nationales des renseignements militaires et civils d'enquêter sur ces événements afin de clarifier la situation.
Dans ses déclarations, Evariste Kakule Somo n'a pas écarté la possibilité que Crispin Mbindule ait été présent lors d'une rencontre récente avec l'ancien vice-premier ministre et ministre en charge des anciens combattants dans un district situé entre Kambala et Buleusa. Cette rencontre soulève des questions quant à l'implication potentielle du député dans des activités illégales ou subversives.
Crispin Mbindule a réagi à ces accusations en dénonçant une tentative d'intimidation politique orchestrée par le gouverneur militaire. Il a affirmé que ces allégations visent à museler ceux qui soutiennent la révision constitutionnelle et cherchent à promouvoir un changement pacifique dans l'Est de la République Démocratique du Congo.
Les tensions entre les autorités militaires et les élus civils ne sont pas nouvelles dans la région. Dans nos colonnes en mars dernier, nous avions rapporté que d'autres députés du Nord-Kivu avaient exprimé leurs inquiétudes concernant l'insécurité croissante et la montée en puissance des groupes armés dans la région. La situation actuelle semble s'inscrire dans ce contexte plus large de lutte pour le pouvoir et d'instabilité persistante.
Alors que les autorités militaires appellent à une enquête approfondie, la population locale reste préoccupée par les ramifications de ces accusations sur la sécurité et la paix dans le Nord-Kivu. Les prochaines semaines pourraient être décisives pour déterminer si ces allégations se concrétiseront en actions judiciaires ou si elles ne seront qu'un épisode supplémentaire dans une saga politique déjà complexe.
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