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En deux semaines, le territoire de Pweto a enregistré 85 cas de choléra, dont 12 décès. Face à cette situation alarmante, les autorités sanitaires mobilisent des ressources pour contrer la propagation de la maladie.

Dans l'extrême nord-est du Haut-Katanga, à plusieurs centaines de kilomètres de Lubumbashi, le territoire de Pweto est en proie à une nouvelle flambée de choléra. Selon le docteur Freddy Mulenda, médecin chef de la zone de santé de Pweto, 85 cas ont été enregistrés en l'espace de deux semaines, avec 12 décès et 42 guérisons déjà constatées.
Cette situation critique survient alors que l'épidémie avait également fait son retour dans la région à la fin du mois d'août. Le 1er septembre, les autorités locales rapportaient déjà 21 cas, dont trois décès et onze guérisons. Ce regain d'infections soulève des inquiétudes parmi les autorités sanitaires qui craignent une aggravation de la situation si des mesures rapides ne sont pas mises en place.
Pour faire face à cette montée des cas, le gouvernement provincial a dépêché Jean-Claude Kisenga, ministre provincial de la Santé, sur place. Ce dernier a annoncé l'envoi d'un deuxième lot de médicaments et de matériels médicaux pour renforcer la prise en charge des patients. « Nous avons compris qu'il y avait une augmentation des cas de cette épidémie à Pweto », a-t-il déclaré.
Au-delà des interventions médicales, les autorités misent également sur la mobilisation communautaire pour limiter la transmission du choléra. Les cadres locaux sont appelés à jouer un rôle clé dans la sensibilisation des populations sur les mesures d'hygiène nécessaires pour éviter la propagation de la maladie.
Le choléra se transmet principalement par l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés. Dans ce contexte, l'accès insuffisant à l'eau potable et les conditions d'assainissement précaires sont des facteurs aggravants identifiés par les autorités sanitaires. Elles encouragent donc les habitants à consommer uniquement de l'eau potable ou traitée et à respecter strictement les règles d'hygiène alimentaire.
L'hôpital général de référence de Katabe est au cœur du dispositif sanitaire mis en place pour faire face à cette épidémie. Cette structure doit gérer un afflux croissant de patients dans un contexte où l'approvisionnement en médicaments et autres matériels médicaux reste crucial pour limiter le nombre de décès.
La situation actuelle rappelle les défis récurrents auxquels fait face le Haut-Katanga en matière de santé publique. En avril 2021, notre rédaction avait documenté une autre flambée épidémique dans la province avec 77 nouveaux cas signalés en une semaine et quatre décès. De plus, en mars 2020, trente décès avaient été enregistrés dans d'autres zones comme Lubumbashi et Kafubu.
Les difficultés liées à l'éloignement géographique et au manque d'infrastructures adéquates compliquent davantage la lutte contre ce fléau. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déjà alerté en 2024 sur une transmission persistante du choléra dans cette région où l'insuffisance des structures spécialisées engendre souvent des retards dans la prise en charge des malades.
Face à cette crise sanitaire qui ne cesse de se détériorer, il est impératif que les autorités congolaises intensifient leurs efforts pour contenir cette épidémie et garantir un accès adéquat aux soins pour tous les habitants touchés.
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