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À Jacqueville, une mission pilote est mise en place pour contrer une maladie qui décime les cocoteraies depuis plus de 30 ans.

Le jaunissement mortel du cocotier, une maladie qui affecte gravement les cultures de noix de coco en Côte d’Ivoire, continue de menacer la nuciculture, notamment à Jacqueville, une ville côtière emblématique du pays. Cette maladie, identifiée pour la première fois en 1982, tue les cocotiers en quelques mois et représente un enjeu économique majeur pour les producteurs locaux.
Selon un reportage de RFI, aucun remède n’existe actuellement contre cette maladie virulente. La situation a suscité l'alerte des autorités ivoiriennes et des chercheurs qui tentent de trouver des solutions durables. À cet égard, une mission pilote est prévue à Jacqueville pour évaluer les besoins spécifiques des planteurs face à ce fléau.
« Il existe environ 1 500 variétés de cocotiers dans le monde », explique Aimé N’Djokini Yao, coordonnateur du projet scientifique dédié à la sauvegarde des cocoteraies. Ce projet est soutenu par le Fonds pour la science et l’innovation (FONSTI) et s’inscrit dans une démarche collaborative entre plusieurs institutions africaines. La diversité des variétés pourrait jouer un rôle clé dans la résistance aux maladies.
La situation à Jacqueville n'est pas isolée. D'autres pays producteurs de noix de coco, comme le Mozambique et certaines îles des Caraïbes, font face à des défis similaires liés au jaunissement mortel. Des informations rapportées par l’agence presse radio soulignent que la menace s'étend au-delà des frontières ivoiriennes, touchant également d'autres régions où la culture du cocotier est essentielle pour l'économie locale.
Les initiatives gouvernementales et les projets scientifiques se multiplient pour tenter d'apporter des réponses rapides et efficaces. Cependant, le manque de ressources financières et techniques reste un obstacle majeur à la mise en œuvre des solutions proposées. Les acteurs locaux espèrent que cette mission pilote apportera non seulement des réponses scientifiques mais aussi un soutien concret aux agriculteurs.
Alors que Jacqueville se prépare à accueillir ces nouvelles initiatives, l'avenir de la nuciculture demeure incertain. L'engagement collectif entre chercheurs, autorités locales et planteurs sera crucial pour endiguer cette menace persistante qui pèse sur l'une des cultures emblématiques de la Côte d’Ivoire.
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