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À l'approche de la saison culturale A, les agriculteurs de Mwenye, dans le territoire de Lubero, sont freinés par des conditions sécuritaires précaires et un approvisionnement insuffisant en intrants agricoles.

À Mwenye, un groupement situé dans la chefferie de Baswagha au Nord-Kivu, les agriculteurs se préparent activement pour la saison culturale A. Cependant, cette dynamique est entravée par une insécurité persistante et un manque criant d'intrants agricoles.
La saison culturale A est cruciale pour les communautés rurales du Nord-Kivu, où l'agriculture représente non seulement une source de revenus mais aussi un moyen de subsistance. Selon les habitants de Mwenye, malgré leur volonté de reprendre les activités agricoles, la peur générée par l'insécurité limite leur capacité à travailler efficacement.
Les groupes armés, notamment ceux affiliés aux Maï-Maï, exacerbent la situation en instaurant un climat de peur parmi les agriculteurs. D'après des sources locales, ces miliciens multiplient les incursions dans la région, menaçant ainsi les populations qui tentent de cultiver leurs terres. Un précédent rapport indiquait que des villages comme Kinyandoni et Ndongala étaient déjà sous le contrôle de ces groupes depuis plusieurs mois.
La présence militaire à Lubero ne semble pas suffire pour dissuader ces acteurs armés. Les populations locales appellent à une augmentation des effectifs militaires pour protéger les zones agricoles essentielles. Un habitant a déclaré : « Nous avons besoin d'une sécurité renforcée pour travailler nos champs sans crainte. »
Manque d'intrants agricoles
Outre l'insécurité, le manque d'intrants agricoles constitue un autre obstacle majeur pour les agriculteurs de Mwenye. Les semences et autres fournitures nécessaires à une culture efficace sont difficiles à obtenir en raison des perturbations causées par la violence. Selon des agronomes locaux, cette situation pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la production alimentaire dans la région.
Les organisations humanitaires s'inquiètent également des répercussions potentielles sur la sécurité alimentaire. La combinaison de l'insécurité et du manque d'intrants pourrait entraîner une augmentation des prix des denrées alimentaires et aggraver la pauvreté dans cette zone déjà vulnérable.
Face à cette double menace, les agriculteurs et les leaders communautaires lancent un appel urgent aux autorités nationales et aux organisations internationales pour qu'ils interviennent afin d'assurer la sécurité et faciliter l'accès aux intrants agricoles. « Nous devons agir maintenant avant qu'il ne soit trop tard », a averti un responsable local.
Dans nos colonnes précédentes, nous avons documenté les défis sécuritaires auxquels fait face Lubero depuis plusieurs années. La situation actuelle semble s'inscrire dans une continuité d'instabilité qui affecte non seulement l'agriculture mais aussi le développement socio-économique global de la région.
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