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L’opposition béninoise exige la modification du code électoral

L’opposition accuse le gouvernement, la Céna et la Cour constitutionnelle d’être responsables des dysfonctionnements dans le processus électoral.

Dans une déclaration portée par Candide Azannai, ancien ministre de la Défense de Patrice Talon, elle exige la relecture du code électoral "afin de corriger toutes les malfaçons normatives, les dénis démocratiques" qu’il comporte.

"L’atmosphère politique préélectorale actuelle est infectée par l’inexistence légale de la quasi-totalité des partis politiques. L’impossibilité aux partis politiques à prendre part aux prochaines élections législatives, la persécution fiscale des potentiels candidats, les flous qui obscurcissent le code électoral et qui exposent plusieurs des dispositions de son système comme un régime d’exclusion et d’injustice à conséquence imprévisible".

À cette conférence de presse étaient présents les anciens chefs d’Etat Boni Yayi et Nicéphore Soglo venus apporter leur soutien. Pour le représentant du Parti communiste du Bénin, l’instauration d’un certificat de conformité comme pièce de validité des dossiers de candidature aux élections est illégale.

"Nous ne voulons plus qu’on parle de certificat de nationalité, qu’on en délivre de façon provisoire à tous les partis. Ce qui se passe est déjà très dangereux. Tous les rouages sont déjà mis en place pour faire un hold-up électoral en faveur de la mouvance", explique Philippe Noudjènoume​.

L’opposition exige la relecture pure et simple du code électoral pour éviter un climat de tension sans précédent.

Pour Oszwald Akpali, un des partisans de Patrice Talon, l’opposition doit cesser de distraire le peuple et jouer sa partition.

"Ce n’est pas parce qu’une loi ne sert pas un intérêt privé ou personnel qu’on doit dire que cette loi ne sert pas l’intérêt général. On ne peut pas dire que 83 députés dans leur majorité ont voté pour un code électoral aujourd’hui rejeté par une minorité".

L’opposition béninoise en tout cas tient le gouvernement et les autres institutions impliquées dans l’organisation des élections législatives, responsables de toutes les conséquences fâcheuses à venir.

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