Site icon LE JOURNAL.AFRICA

UVIRA : Un choc pour le trafic frontalier Kavimvira –Gatumba

Moins de circulations et un peu des frustrations sur les visages de passagers. Les agences de voyages Kavimvira-Gatumba  ont suspendu leurs activités  en répondant à l’appel lancé par la nouvelle société civile congolaise axe Sud-Kivu de la province du Kivu depuis ce mardi 03 Mars 2020. Cette structure citoyenne et ses organisations membres décrètent cette grève de 15 jours  pour exiger  la solution à la cause libre circulation.

Depuis le mardi matin, on observe une sècheresse sur la route menant à la frontière de kavimvira, aucune agence de transport ni marchandise n’est autorisées d’entrer dans la ville d’Uvira.  Ceci intervient après une lettre adressée au gouverneur de la province du Sud-Kivu datée du 28 février dernier.

Dans cette lettre, la nouvelle société civile dénonce plusieurs tracasseries dont sont victime les congolais traversant la frontière de Gatumba-Kavimvira. Elle cite l’exigence de payer 1000 FBU au poste de la commune de Mutimbuzi/ zone Gatumba pour chaque véhicule de transport ; l’exigence des bordereaux de banque pour tout article à bord d’un véhicule pour ne citer que ça.

Pour André BYADUNIA MASHAKA, coordinateur de cette structure dit que l’article 2 de la convention portant création de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) dispose des points qui ne sont pas respectés.

Il cite : point 2 concevoir, définir et favoriser la création et le développement d’activités d’intérêts commun ; Point3 promouvoir et intensifier les échanges commerciaux et la circulation des personnes et de leurs biens.

Cette structure recommande ce qui suit pour préserver le bon voisinage et placer les intérêts de la population au premier rang :

-La suivie de la procédure sur le trafic transfrontaliers au regard du traité de la convention.

-Le respect des prescrits de la CEPGL et du COMESA.

-La suspension de l’exigence des bordereaux de la banque aux passagers.

-La libération des véhicules et marchandises en fourrières.

-L’arrêt de la perception du 5000FBU pour le premier visa à poser aux documents migratoires par les services de migrations.

Rappelons que le lundi, avant l’application de la mesure décrétée par la structure citée ci-haut, les agences de la ville d’Uvira  avaient déjà avancé cela. Elles viennent qu’applaudir la dite décision.

Par Joséphine Mungubi

Quitter la version mobile